Dans la série "ma pt'ite touche perso" à la fabrication d'une mémoire du basket français sur le net, voici un résumé de l'excellent livre "La Grande Histoire du Basket Français" de l'Equipe retraçant l'évolution de notre sport préféré dans l'hexagone depuis ses origines nord-américaines à la fin du XIXème jusqu'à nos jours. Pour cet article, je me suis intéressé aux prémisces de ce sport, de son arrivée à Paris en décembre 1893 jusqu'aux premières années suivant la création du championnat de France.
Fin 1891, le directeur d’éducation physique du collège de Springfield, Luther Hasley Gulick, demanda à James Naismith (19861-1939), jeune professeur d’origine canadienne, d’inventer un sport qui occupe les jeunes étudiants destinés à devenir les responsables sportifs des diverses YMCA (Young Men’s Christian Association, autrement dit « Union chrétienne des jeunes garçons ») durant les hivers rugueux du Massachussetts. A la veille des vacances de noël, il présenta son nouveau jeu aux 18 élèves de la classe: ils devaient lancer une balle sphérique dans un panier, accroché à la galerie du gymnase à
A Paris, la section française des Unions chrétiennes de jeunes garçons, rue de Trévise dans le 9e Arrondissement, proposa la pratique de ce sport le 27 décembre 1893, par l’intermédiaire de Melvin Rideout. Cette 1ère partie de basket disputée en France et en Europe provoqua un engouement immédiat. On organisa une « bannière », qui était remise en jeu régulièrement, et on créa dans la foulée le 1er club de basket français, le Basket Club de la rue de Trévise (1894).
Mais c’est surtout l’initiative de Charles Foreau qui permit de lancer véritablement l’activité en France. De retour en 1908 du Canada, où il avait découvert le basket, il organisa des rencontres dans son patronage de
Durant la 1ère guerre mondiale, beaucoup de militaires apprécièrent ce jeu dans les Foyers du soldat. 75 foyers avaient été installés lorsque les Américains débarquèrent en France, en juin 1917. On en construisit alors 105 supplémentaires et on les appela Foyers franco-américains. En août 1918, un rapport concluait que les soldats US lançaient mieux la grenade que les nôtres parce qu’ils étaient habitués à lancer à la main dès leur plus jeune âge ; il fut donc demandé aux responsables de
Avec le succès des Jeux Interalliés, en 1919, avec la volonté de l’armée française de développer « ce jeu de main et d’habilité », associée au prosélytisme des instituteurs titillés par les curés, le basket s’imposait définitivement en France.
L’intérêt suscité, encore fallait-il organiser. Les « patros » protestants ne se manifestaient guère. Les cathos, déjà organisés, préféraient demeurer entre eux. Restaient les autres, peu nombreux, mal soutenus, qui trouvaient refuge auprès du Stade Français et de la fédération française d’athlétisme (FFA), cette dernière acceptant d’organiser cet « amusement » préparatoire à la saison. Créé en janvier 1921, le Championnat de France regroupait des équipes parisiennes et une normande (GS Amfréville). Au mois de novembre 1921,
De plus alors qu’il se développait de façon spectaculaire aux States, avec l’édification d’infrastructures spécialisées, le basket s’installa en France essentiellement en plein air. En fait c’est l’essentiel de son développement technique qui était négligé, surtout dans les « patros ». Tandis que vis-à-vis du jeu, les dirigeants se comportèrent en conservateurs, maintenant le jeu dans un ghetto réglementaire désuet et refusant les modifications proposées avec insistance par les plus lucides, qui poussaient vers la recherche de l’excellence. Enfermé dans des rencontres amicales traditionnelles avec
A Mulhouse se forma quand même une vraie école de basket, sous l’autorité d’André Tondeur (1899-1962) fer de lance de l’équipe alsacienne 9 fois championne de France entre 1924 et 1937. Mais à Paris se développa, dans les patros, le « ripopo », onomatopée inventée par des rédacteurs de l’Auto (ancêtre du journal L’Equipe) pour nommer un match « de n’importe quoi ». L’expression finit par désigner le style de jeu de l’époque. S’il plaisait par son côté spontané et spectaculaire, s’il faisait de plus en plus d’adeptes au grand dam de
La suite au prochain numéro...





Me voici de retour pour participer au mouvement qui vient d'être lancé afin d'obtenir enfin la juste médiatisation de notre sport préféré. Initié par le forum basket4life, la pétition demandant la création d'une chaîne de télé sur le basket est relayée par tous les forums français traitant de ce sport et sur de nombreux blogs. Je me joins avec plaisir à ce mouvement. Douce utopie diront certains, sans doute, mais on ne peut pas se plaindre d'être sous-médiatisé et de ne rien tenter pour changer la donne. Les instances du basket français ont loupé les innombrables occas (Dream Team 92, l'argent des Bleus aux JO 2000, Parker champion 3 fois NBA et MVP des Finals, le bronze des championnats d'europe 2005) d'exposer notre jeu sur le devant de la scène. Puisqu'on ne peut pas compter sur eux, montrons par ce moyen aux décideurs des différentes chaînes de télé que le public basket est là, nombreux, motivé et prêt à payer.
Pour signer la pétition, ca se passe ici: http://jesigne.fr/basket4life
Après avoir signé, pensez à valider en cliquant sur le lien qui vous sera renvoyé dans votre boîte mail.
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Voici le post de Lim sur Basket4life qui a lancé ce mouvement que j'espère vous serez nombreux à suivre:
"Être un supporter de basket aujourd'hui, ce n'est pas facile. Pas de retransmission, visibilité nulle, même via le net pour suivre ne serait-ce qu'un play by play, qu'un match de préparation filmé avec une seule "caméra". Bref, pas la peine de faire un grand discours pour convaincre le monde qu'il y a un souci quelque part. Ce souci on imagine bien qu'il est du domaine financier. La ligue n'a pas les sous pour proposer autre chose qu'un seul match par semaine, la Fédération n'a pas assez de sous pour proposer des images, des play by play des matchs de l'équipe de France, Canal, elle n'a pas les moyens de
proposer autre chose là nuit que les programmes de dernier choix de NBA international quand la Chine dispose de plusieurs match...
Le problème, on l'a compris (en dehors d'un manque de volonté, d'imagination, de créativité, de prise de risque) il est financier.
Alors, allons-y... Il serait intéressant d'avoir une petite idée, toute symbolique, de ce que serait prêt à dépenser par mois en supplément d'un abonnement à canalsat (ou un autre diffuseur) pour avoir au moins
un peu plus de basket sur les antennes, au mieux, une chaîne entièrement dévoué à ce magnifique sport. Pourquoi une nouvelle chaîne? Parce que le basket, au contraire du foot, du rugby ou du tennis, est pratiquement invisible sur les réseaux, donc autant déranger aucune programmation déjà existente et avoir de l'ambition pour ce sport (pour une fois). Des clubs de foot ont leur chaîne, pourquoi pas un sport ?
Le vieux rêve des basketteux ? Et pourquoi pas ? Qui ne tente rien...
On a l'impression dans ce pays que le basket ce n'est rien. Tout le monde s'en fiche. Euroleague, Championnat nationale, Equipe de France, NBA, matchs de légende, reportages et magazines... Malgré un nombre conséquent de licenciés (qui ne reflète certainement pas le nombre de pratiquants), malgré l'incroyable potentiel de ce sport en matière de spectacle, d'écran de pub, la France est à des années lumières de pays comme l'Espagne ou la Grèce et tend même à se faire ridiculiser par d'autres nations qui n'ont pas forcément une tradition en matière de basket mais qui se montre plus ambitieux que nous.
Alors, tentons le coup, regardons si vraiment le basket dans ce pays se limite à parler de Tony Parker une fois l'an quand il joue un ou deux match de PO NBA... Faisons-nous entendre !
Vous voulez que la ProA (et même la ProB) diffuse quatre, cinq matchs par semaine ? vous voulez que la Semaine des As soit un évènement dont on parle dans tous les médias ? Vous voulez qu'enfin l'Euroleague ait sa place sur nos antennes, que nos clubs soient un jour compétitifs, vous voulez pouvoir revoir deux ou trois matchs NBA de la nuit, les voir en direct durant la nuit ? vous voulez revoir de vieux matchs d'Euroligue, les matchs de légende de la NBA, des Jeux Olympiques ? Vous voulez voir au fond de votre canapé une émission d'information et de reportage entièrement consacré à votre sport préféré ? Allons-y ! Disons-leur combien on peut leur donner et ils réfléchiront peut-être au nouveau marché à conquérir, aux nouveaux services à proposer. S'il y a de la demande, tout est possible. Alors qui demande ?! Moi ! Prems !
Rêvons un peu : des milliers de pétitions fleurissent sur le net et canalsat prend conscience qu'il y a peut-être du fric à se faire (ça peut pas être pour autre chose) eh oui pourquoi est-ce qu'en France on serait plus stupide ou moins passionné qu'en Espagne ou en Grèce ?!
Et voilà ce que pourrait nous proposer cette chaine disponible pour 3€ par mois :
En semaine :
Lundi-Mardi :
Matin 8h-12 : un vieux match de légende (ou un la redif d'un match d'un championnat étranger du week-end) + un match de ProB du week-end
Midi: rediffusion d'un match NBA de la nuit
14h-16h: redif d'un match de ProA du week-end
16hh-20h: retour sur ce qu'il s'est passé en ProA le week-end. Avec un plateau débat à partir de 18h. Tout ça avec des images des meilleurs moments des matchs, des analyses statistiques, tactiques, avec des
invités, etc.
20h-22h30 :redif d'un gros match soit de NBA soit de championnat en fonction de l'affiche.
22h30-(23h)-Nuit : plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.
Nuit : NBA : 2 matchs ? et pas du second choix ?
Mercredi-Jeudi :
Mercredi matin : un match de légende d'Euroligue ou un match de lasaison en cours (un match d'une équipe adversaire que va affronter une équipe française dans la journée par exemple)
Jeudi matin : redif du match Euorleague de la veille
Midi : Un match NBA de la nuit
14h-16h : redif du direct de la veille (club français... ou pas)
16hh-20h: retour sur l'actualité de l'Euroleague sur le même principe que l'émission du lundi sur la ProA.
20h-23h : le grand direct Euroleague suivi d'un court plateau pour analyse.
23h-nuit : plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.
nuit : NBA
Week-end :
Vendredi :
Matin : redif du match Euorleague de la veille
midi : Un match NBA de la nuit
14h-16h : refif d'un match Euroleague de la semaine ou magazine.
16h-20h : présentation des matchs de ProA du week-end. Avec un plateau débat à partir de 18h. Présentation du match de la soirée.
20h-23h : La Grande soirée ProA Vendredi : Un match avancé de ProA.
23h-nuit : plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.
Nuit : NBA
Samedi et Dimanche :
matin : redif du match de ProA de la veille
midi : "plateau basket" avec retour et présentation des matchs de ProA mais également une évocation des championnats étrangers européens.
14h-16h : L'affiche de ProB le samedi et l'affiche de LFB le dimanche.
16h-19h : Un match de ProA.
19h-20h : présentation du gros match ProA, "l'affiche" de la semaine
20h-23h : L'Affiche de ProA.
B]23h-nuit ]: plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.
Nuit : NBA
Hors-saison/ Saison des compétitions internationales :
Un peu le même principe avec le matin des redifs, ensuite, c'est en fonction des matchs. Donc possibilité de voir TOUS les matchs de l'équipe de France même de préparation, ainsi que des matchs d'autres nations. Mais aussi les compétitions de basket féminin et jeune.
Ça fait rêver non ? Pas réaliste ? Peu importe. Faisons-nous d'abord entendre...


En
PREMIERE PHASE:
Un changement de règlement (un énième diront certains) sépare la saison 1979-80 en deux phases distinctes. Alors que l'année précédente, le champion était désigné au terme de la saison régulière, en 1980 est instaurée une poule finale à quatre. Les 4 premières équipes de la saison régulière se disputent en match aller-retour le droit d'accéder à la finale disputée en une manche sèche à Nantes. Christian Balzer, ancien joueur du SCM Le Mans, déclarait à propos de cette nouvelle formule: "Elle favorise nos projets, je le crois. Pourquoi? D'abord, dans la première partie du championnat, au moment même où nous devrons batailler ferme sur le plan européen (...) nous n'aurons plus la hantise à chaque match, de devoir nous battre à mort puisqu'il nous suffira de terminer dans les 4 premiers, ceux-ci étant qualificatifs pour le play-off d'où sortira le champion de France 1979-80".
Course à la première place:
Cette première phase se trouve dominée par 2 équipes très ambitieuses qui entendent bien faire tomber le champion manceau, l'ASPO Tours et l'ASVEL. Pour cela le coach tourangeau Pierre Dao, également sélectionneur de l'équipe de France, compte sur l'apport de sa nouvelle recrue en provenance d'Antibes, le multi-sélectionné Jacques Cachemire. La conservation du puissant pivot américain Cliffton Pondexter, ancien Bull de Chicago, et du meneur des Bleus Jean-Michel Sénégal, ne fait que confirmer l'ambition tourangelle. Après être retombé dans le rang suite au titre 1976 (7ème en 77 et 78, 4ème en 79), les tourangeaux visent un nouveau sacre. Pourtant après un début plus que correct (2 défaites et 1 nul à l'issue de la phase aller, et oui à l'époque en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire on ne jouait pas de prolongation), la tension monte dans les vestiaires. Un nouveau revers à Lyon pour le 1er des matches retour donne même des envies de départ au coach. Le groupe réagit aussitôt en remportant le choc au sommet à Villeurbanne (79-81) et l'équipe s'envole en enchaînant 9 succès de suite qui la conduise à la première place de la saison régulière (20V 2N 4D).
Mieux partis, les villeurbannais (4 victoires sur 4) doivent céder leur place de leader lors de la phase retour mais concrétisent globalement les espoirs placés en eux (20V 6D). Dans les 3 premiers depuis 2 ans, le club le plus titré de france vise un 15ème championnat. Le président De Barros ne cache pas ses objectifs: "Les supporters sont déçus de notre 3ème rang en championnat derrière Le Mans et Caen. (...) Il faut reconquérir le titre, 1er objectif, et sacrifier la coupe Korac". L'équipe rhodanienne déclare ainsi forfait en coupe d'Europe et compte sur ces deux jeunes espoirs français Jacques Monclar (22ans) et Philippe Szanyiel (19ans) ainsi que sur l'américain Ted Evans (27 ans, 2.07m) pour aider la légende Alain Gilles (34 ans) à franchir le cap. Un difficile mois de décembre (défaite contre Nice, Tours et Antibes) relègue l'ASVEL derrière l'ASPO que l'entraîneur André Buffière place en favori: "Tours ... si je dois donner un nom de prétendant au titre."

Course à la poule finale:
Derrière ce duo, sept équipes se disputent les 2 dernières places qualificatives. Le champion de France manceau fait figure de leader de ce groupe mais peine lors de la phase aller, enregistrant 4 défaites de rang (Tours, Stade français, Asvel et Monaco). Le "Moderne" est en crise avec la blessure du pivot américain Greg Parham, le renvoi de l'autre US Bill Lindsey, le nez cassé d'Hervé Dubuisson et le différend opposant les deux "stars" françaises Eric Beugnot et Hervé Dubuisson. L'entraîneur Bob Purkhiser est même obligé de reprendre du service sur le terrain pour écoper un navire commençant à prendre l'eau. Ce n'est au final qu'à l'ultime journée que les sarthois (15-1-10) compostent leur ticket pour la poule finale en disposant de Mulhouse et en profitant de l'échec caennais à Limoges.
La quatrième équipe qualifiée apparaît comme le cendrillon de la compétition. Champion de France de N2 l'année précédente (notre ProB actuelle), le Stade Français Evry n'était pas attendu dans le quatuor de tête. Mais Jacky Renaud parvient d'entrée à créer l'osmose autour des expérimentés Dorigo (36 ans) et Longueville (33 ans) et des jeunes Wansley (23 ans), Cazalon (22ans) et Cham (20 ans). Après 4 journées les parisiens occupent la tête avec les villeurbannais. Il s'en faut même de 2 lancers-francs de Cachemire à quelques secondes de la fin pour empêcher l'Agora d'exploser (77-77). Troisième à l'issue des matchs aller, le Stade se maintient au sommet (15-1-10) en ne commettant aucun faux pas, ces seules défaites étant concédées contre les "gros (Caen, Orthez, Asvel, Tours, Le Mans et Antibes).
Derrière Caen et Orthez échouent d'un petit point (15-11). Toujours sur le podium mais jamais gagnant depuis 1976, le Caen BC connaît une intersaison agitée. Les finances sont dans le rouge et l'ambiance s'en ressent. Victor Boistol et Yves-Marie Vérove font leurs valises, ce dernier déclarant "là-bas, je vais être plus tranquille (à Limoges). Plus de magouille" (assez drôle d'ailleurs quand on est connait la suite). Même Robert Riley l'américain naturalisé, au club depuis 1971, est tout prêt de partir. Deux échecs initiaux et les incidents du match contre Tours ne font que noircir le tableau. Les arbitres (Sorentino et Ducrotoy) sont agressés par les spectateurs après une défaite d'un petit point (77-78). Le président Badache ne calmait pas vraiment le jeu en déclarant "Pierre Dao influence les arbitres par ses doubles fonctions d'entraîneur de l'équipe de France et de l'ASPO Tours." Malgré la suspension de la salle, l'équipe des frères Galle était enfin lancé (5 victoires de suite en championnat). Pour intégrer le top 4, les normands devaient remporter les 2 derniers matches. Leur route croisait alors celle d'un opposant direct l'Elan Bearnais Orthez. Le successeur de Jean Luent, George Fisher était en effet parvenu à former un groupe redoutable notamment dans sa mythique Moutète (3 défaites seulement) autour du jeune américain Paul Henderson, successeur de Bill Lindsey, et des français Larrouquis, Hufnaghel ou Bisseni. Mais la fatigue de la coupe d'Europe finissait d'user l'équipe qui s'inclinait 3 fois sur les 5 derniers matches dont celui à Caen (91-80) sous l'impulsion d'un formidable Didier Dobbels (32pts). Les Caennais avaient leur destin en main en se déplaçant en terre limougeaude. Mais face à un CSP luttant pour son maintien, les caennais s'écroulaient (97-76) laissant passer leur chance.
Dans la roue de Caen et Orthez, Mulhouse et Monaco échouaient aussi de peu (14-12). Champion de N2 en 1978, les alsaciens pouvaient compter sur 2 joueurs d'exceptions, le naturalisé Barry White (rien à voir avec le chanteur ou Gilles Grospaquet) et l'américain Cliff Meely. L'ancien joueur NBA à Houston et aux Lakers ne laissait pas Buffière insensible: "Meely est un joueur explosif. Il a battu à lui seul l'Asvel. Il sait tout faire sur un terrain. Bon nombre de joueurs ont à apprendre les fondamentaux. Toujours est-il que le Mulhousien les détient sur le bout des ongles." Malheureusement la saison ne devait pas être aussi brillante que prévue. White se blessait (métacarpe main droite) dès le 4ème match lors d'une victoire à Limoges (94-97) et l'équipe échouait lors de l'ultime journée en sombrant sur le parquet de manceaux finissants en boulet de canon (105-82). Pour Monaco en revanche l'heure n'était pas à la déception tant l'objectif avait été atteint. Au début de la saison le président Quenin avait mis les choses au point en déclarant: "en 1950, Monaco avait terminé 2ème... Nous avions joué la finale. Trente ans plus tard, nous sommes encore là. La prudence nous est dictée par l'expérience de la compétition". Après un début difficile (3 défaites en 4 matches) le groupe monégasque autour du meneur Robert Zuitton, de l'américain Mike Stewart et de l'international Georges Brosterhous avait parfaitement rempli ses objectifs.
Le maintien:
Pour l'Olympique d'Antibes, le titre de 1970 avec le Portoricain Dan Rodriguez ou les deux internationaux français Jean-Claude Bonato et Jacques Cachemire était bien loin. Des problèmes financiers récurrents poussaient le nouveau coach Jacques Paquet à la prudence en visant les 6-8èmes places. Malgré un effectif de qualité autour du meneur Sylvain Grzanka, remarquable distributeur, de l'athlétique Saint-Ange Vébobe, de Charles Brakes, Ulysse Gruda ou de l'US Robin Jones, les antibois devaient lutter jusqu'au bout pour éviter de jouer la poule de relégation promise aux 4 derniers. Pour rajouter à la pénible saison, la salle était suspendue après l'agression de l'arbitre Yvan Mainini (actuel président de
La relégation:
Malgré les renforts de Vérove (Caen) et de Deganis (Racing), le CSP devait galérer toute la saison devant remettre son avenir dans une périlleuse poule de maintien. Les problèmes de genou de l'international Apollo Faye furent au cœur des problèmes de l'équipe limougeaude. En cette difficile saison régulière, le match à domicile contre Tours fut un vrai moment de bonheur. Malgré l'égalisation de dernière seconde de Pondexter sur 2 lancers-francs (104-104), le public "vert" pouvait fêter ces héros. Faye avait impressionné au rebond alors que Vérove, Moltimore et Livio jouait les maîtres d'œuvre.

Pour Vichy, l'issue faisait peu de doutes. Coach Besson avec les moyens du bord dirigeait un groupe qui ne lâcha rien jusqu'au bout comme le prouve la victoire vychissoise sur Le Mans lors de l'avant-dernière journée alors que les champions de France jouaient leur qualif pour la poule finale. Mais malgré le 2ème scoreur du championnat, l'américain William Howard, Vichy ne pu éviter la terrible poule de relégation. En revanche pour
Enfin Berck en finissait de mourir. Confrontés à de graves soucis financiers depuis 1976, le club de la côte d'Opale s'écroulait sportivement en ne remportant qu'une seule rencontre contre des Limougeauds toujours en difficulté à l'extérieur.
CLASSEMENT FINAL: 1- TOURS 68pts ... 2- Villeurbanne 66pts ... 3- Le Mans 57pts ... 4- Stade Français-Evry 57pts
5- Orthez 56pts ... 6-
11- Limoges 46pts ... 12- Lyon 42pts ... 13- Vichy 42pts ... 14- Berck 28pts
DEUXIEME PHASE:
Poule finale:
Le Stade Français continuait de surprendre en dominant chez elle l'Asvel sur un bras roulé de Michel Longueville à 20 secondes de la fin et malgré une dernière tentative d'Alain Gilles (90-89). Le déplacement villeurbannais au Mans s'avérait dès lors décisif puisque les manceaux s'étaient aussi inclinés chez le voisin tourangeau après une âpre lutte (79-76). Nouveau match aux couteaux et nouvelle courte défaite pour les banlieusards lyonnais (101-99). Buffière ne perdait pas pourtant confiance: "Daniel Haquet et Evans sont en forme alors pourquoi se décourager". Il avait raison puisque son équipe faisait chuter le leader tourangeau, invaincu jusqu'ici après une victoire arrachée à l'Agora 95-98, malmené par un Szanyel bouillant (31pts et victoire 95-85). La victoire mancelle sur le stade, 80-65, clôturait la phase aller en laissant l'espoir à tous (Tours et Le Mans 2V-1D, Asvel et Stade 1V-2D).
La phase retour débutait par l'échec retentissant de l'ASPO sur le parquet manceau 93-
Poule de relégation:
Cette phase se dispute en 2 temps. Les 4 dernières équipes de l'élite (Limoges, Vichy, Lyon et Berck) se rencontrent en match aller-retour. Les 2 derniers sont rélégués en division inférieure alors que les 2 premiers se qualifient pour une 2ème poule où ils doivent croiser le fer avec les 2 premiers de N2. Dans ce nouveau groupe, les équipes ne se rencontrent qu'une fois en terrain neutre et les premiers restent ou intégrent l'élite tandis que les 2 derniers sont relégués à l'étage du dessous.
Lors de la 1ère phase, dite poule des barragistes, Limoges se baladait remportant 5 de 6 matches. Seul un nul concédé à Vichy sur un lancer-franc du sénégalais Kaba (68-68) empêchait le CSP de réaliser le parcours parfait. Si ce nul fut sans concéquence pour Limoges, il n'en fut pas de même pour les 3 autres équipes en course. En effet ces équipes se neutralisèrent en remportant toutes un match dans les confrontations directes. Aussi ce match nul arraché par la JAV fut totalement déterminant puisqu'il qualifia l'équipe pour la 2ème phase, dite matches de barrages, et condamna donc Lyon et Berck à la N2.
A Compiègne, Limoges, Vichy, Avignon et Reims se disputaient les 2 tickets pour l'élite. Vichy craquait contre les 2 pensionnaires de N2 alors que Limoges faisait sans problème respecter la hiérarchie et assurait du coup son maintien. La 2ème place qualificative se jouait dans le match Avignon-Reims que les joueurs du vaucluse remportaient 76-69. Limoges pouvait lâcher un soupir de soulagement car comme l'affirmait le président Popelier, "nous marchions de toute évidence sur de la porcelaine. Notre situation était fragile. Il fallut Moltimore, Apollo Faye et toute l'équipe pour s'en tirer honorablement."
Les équipes classées entre la 5ème et la 10ème place devaient également disputer des matches de classement. Les 6 équipes étaient divisées en deux groupes de trois équipes. Caen et Orthez remportaient les 2 groupes pour se classer au final respectivement 5ème et 6ème du championnat, places qu'elles occupaient déjà après la saison régulière.
La Finale à Nantes:
Les double champion de France en titre tentaient de réaliser la passe de trois, un exploit seulement réalisé alors par l'ASVEL de 1955 à 1957. Mais les tourangeaux, premier de la phase régulière et de la poule finale, et vainqueurs de trois des quatre confrontations directes partaient avec un léger avantage. La finale fut un véritable combat et l'enjeu prit clairement le pas sur le jeu. Grâce à la formidable adresse de Gérard Brun (6/7) en première mi-temps, l'ASPO prenait les commandes pour ne plus les lâcher. La tension montait, le jeu était dur et les fautes pleuvaient. La maladresse mancelle aux lancers-francs condamnait le "Moderne" a abandonné sa couronne (72-66). En remportant les 3 phases, saison régulière, poule finale et finale, l'ASPO Tours avait bien mérité de soulever son 2ème et dernier titre de champion de France.
Ca vous a plu? Je trouve ça intéressant de se replonger dans ce basket au final bien différent de ce qu'il est aujourd'hui. L'ambiance dans les salles avait l'air d'y être beaucoup plus chaude, voire trop chaude (avec 3 incidents majeurs conduisant à des suspensions de salle). Pour la formule du championnat, le sous-titre de cette saison aurait pu être: "pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer". On verra dans le prochain article un autre changement majeur, qui est celui des résultats dans les coupes européennes. Si 1980 fut loin d'être la plus belle année des clubs français en Europe, les résultats à cette époque étaient bien meilleurs qu'aujourd'hui (comment ça y a pas de mal!). Et puis ça peut pas faire de mal d'apporter une petite contribution à la mémoire du basket français, mémoire trop peu développée sur le net à mon goût.




Je revenais lors du dernier article sur la différence entre MVP et meilleur joueur de la ligue. Si Kobe mérite bien pour moi son titre de Most Valuable Player cette année, il est en revanche loin d'avoir été le meilleur joueur statistiquement. Je me suis donc penché sur l'affaire en reprenant une méthode qui me paraît bien plus significative et équitable que la traditionnelle évaluation afin de juger du véritable impact statistique des joueurs. Pour cela je me base sur le Basket Hebdo numéro 7 datant du 1er janvier 1997 qui m'a fait découvrir cette nouvelle méthode (oui je sais j'ai la manie de ne rien jeter).
"Le basket est le seul sport à pouvoir chiffrer tous les gestes de ces athlètes. Mais jusqu'où peut-on utiliser ces données? Peut-on, par exemple, déterminer la valeur réelle d'un joueur en étudiant ses statistiques? C'est l'éternel débat du basket.
Mis à part le jeu sans ballon et la pose d'écrans, les stats prennent en compte tout le secteur offensif. Par contre, le secteur défensif n'est illustré exclusivement que par le rebond et l'interception, négligeant malheureusement la vraie pression défensive qui fait que votre adversaire rate 80% de ses shoots. Et d'une façon plus générale, les stats ne peuvent bien évidemment pas tenir compte des qualités mentales, de motivation ou de leadership. Mais malgré ces manques, le compte-rendu chiffré d'un joueur peut permettre aux observateurs de se faire une idée assez juste de sa valeur réelle.
Plusieurs théories existent à ce jour pour quantifier le rendement d'un basketteur. Les Italiens ont mis sur pied une "Valutenzione", qui a été reprise ensuite par les espagnols (la "Valoracion") puis par les français ("l'Evaluation") avant de gagner les Etats-Unis ("L'Efficiency") qui utilisaient auparavant le "IBM Award" et le "Tendex Ratio" de Dave Heeren, relayé par l'hebdo 'The Sporting News".
"L'Evaluation" a le défaut de n'être qu'une addition de chiffres, sans différencier le lancer-franc de la passe ou du contre. Elle favorise les preneurs de rebonds (pivots, ailiers) au détriment des passeurs (arrières), puisqu'une fiche de stats donne environ 2 fois plus de rebonds que de passes. Or, si un rebond n'amène pas automatiquement un panier, la passe par définition, si, puisqu'elle est "décisive". C'est cette injustice qu'a voulu gommer Joshua Trupin, un statisticien dingue de basket, qui a tenté de démontrer que toutes les données ne sont pas, bien entendu, de valeur égale.
Pour parfaire sa théorie, Trupin a utilisé le travail effectué par toute une équipe de chercheurs universitaires qui ont épluché quelques centaines de matches en vidéo, ainsi que toutes les stats des matches NBA. Cette équipe a déterminé une codification par secteur qui est la suivante:
SECTEUR POSITIF: 1 tir réussi +1.4 ... Un 3pts réussi +2.4 .... 1 lancer-franc réussi +1 ... 1Rebond offensif +0.85 ... Un rebond défensif +0.5 ... Un contre +1.4 ... Une passe décisive +1 ... 1 interception +1
SECTEUR NEGATIF: 1 tir raté -0.6 ... 1 lancer franc raté -0.5 ... une balle perdue -0.8
Une fois tous ces secteurs comptabilisés pour un joueur, on arrive à un total de points qui est celui de sa valeur globale. Ce total est ensuite divisé par le nombre de minutes passées sur le terrain puis multiplié par 48 pour obtenir le "rating" du joueur. Cette méthode a été dénommée le "HoopStat Grading System" (HGS) par Joshua Trupin."
Passons aux résultats pour cette année:
1- Amare Stoudemire 33.84 ... 2- LeBron James 33.02 ... 3- Chris Paul 32.08
4- Kobe Bryant 29.82 ... 5- Kevin Garnett 29.41 ... 6- Tim Duncan 29.08 ... 7- Steve Nash 28.57 ... 8- Dirk Nowitzki 28.54 ... 9- Dwight Howard 28.36 ... 10- Manu Ginobili 28.20
TOP 5 par catégories:
PG: 1- Chris Paul 32.8 ... 2- Steve Nash 28.57 ... 3- Chauncey Billups 27.14 ... 4- Deron Williams 27.12 ... 5- Baron Davis 26.11
SG: 1- Kobe Bryant 29.82 ... 2- Manu Ginobili 28.20 ... 3- Dwyane Wade 26.32 ... 4- Allen Iverson 26.06 ... 5- Kevin Martin 23.89
SF: 1- LeBron James 33.02 ... 2- Carmelo Anthony 27.08 ... 3- Josh Smith 25.94 ... 4- Shawn Marion 24.05 ... 5- Caron Butler 23.80
PF: 1- Kevin Garnett 29.41 ... 2- Tim Duncan 29.08 ... 3- Dirk Nowitzki 28.54 ... 4- Chris Bosh 27.59 ... 5- Carlos Boozer 24.88
C: 1- Amare stoudemire 33.84 ... 2- Dwight Howard 28..36 ... 3- Yao Ming 27.88 ... 4- Al Jefferson 27.68 ... 5- Marcus Camby 27.10
J'ai classé Stoudemire dans la catégorie des pivots car c'est le poste qu'il occupait jusqu'à l'arrivée dans le dernier tiers de la saison de Shaquille O'Neal.

Stoudemire survole les stats en saison régulière mais pas Duncan et les Spurs en Playoff
Cette méthode a donc bien l'avantage de gommer l'avantage que possédait les "grands" sur les "petits" puique 4 arrières font parti de ce Top 10 contre seulement 2 lorsqu'on utilise l'Efficiency (http://www.nba.com/statistics/player/Efficiency.jsp?league=00&season=22007&conf=OVERALL&position=0&splitType=9&splitScope=GAME&qualified=N&yearsExp=-1&splitDD= ). Elle a aussi le mérite de juger les joueurs sur leur rendement exact en prenant en compte leurs minutes jouées, ce qui forcément avantage Amare Stoudemire ou Manu Ginobili nettement moins utilisés que des LeBron James ou Dwight Howard.
Cependant, et je reprends l'article de BH "il manque encore quelque chose à ce HGS pour que tout soit parfait: le niveau de jeu de chaque équipe. Il est évident qu'un 20pts 10rbs aux Lakers ou aux Spurs, a une autre valeur que cette même performance à Memphis ou Minnesota".
J'ai donc affecté à chaque équipe un coefficient en fonction du classement. Le voici: l'équipe moyenne, la 16ème, reçoit un coefficient neutre d'un point, la 15ème 1.01, la 14ème 1.02, etc, ... jusquà la première qui bénéficie d'un coefficient de 1.15. A l'opposé, la moins bonne équipe est affectée d'un coefficient de 0.86. Voici donc le "rating NBA" qui donne selon moi un apeçu plus crédible du niveau des joueurs, du moins dans tout ce qui est statistiquement quantifiable.
Ce qui nous donne: 1- Amare Stoudemire 37.22 ... 2- Chris Paul 35.92 ... 3- LeBron James 34.01
4- Kevin Garnett 33.82 ... 5- Kobe Bryant 33.69 ... 6- Tim Duncan 32.56 ... 7- Manu Ginobili 31.58 ... 8- Steve Nash 31.42 ... 9- Chauncey Billups 30.93 ... 10- Yao Ming 30.68
Chris Paul profite de l'excellent bilan de ses Hornets pour passer James et des Cavs assez décevants en saison régulière.

Chris Paul meilleur arrière statistiquement devant ... Kobe Bryant
Le bon bilan des Pistons permet aussi à Billups de rejoindre ce top 10 aux dépens de Nowitzki alors que Ming devance légèrement Howard.
Statistiquement Amare Stoudemire apparaît donc comme le meilleur joueur, ou du moins le plus rentable. Ce n'est pas en soit une surprise car on connait tous le potentiel offensif de celui qu'on surnomme Stat. Or comme il est dit plus haut, si l'on arrive à mesurer assez précisément l'impact offensif sur une fiche de stats, le secteur défensif est en revanche nettement moins bien apprécié par les chiffres. Or c'est justement le point faible de l'intérieur des Suns de Phoenix comme on a pu encore le mesurer au 1er tour des play-off contre les Spurs de San Antonio.
Cette méthode a donc au moins pour principal mérite, par rapport à beaucoup d'autres, de replacer les arrières à leur juste niveau. Je pense bien sûr ici à Ginobili ou Billups dont l'impact statistique est enfin jugé à leur véritable valeur ... par les chiffres.







