Le blog de tous les baskets: de la NBA à
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Posté le 11.11.2008 à 15:01

Dans la série "ma pt'ite touche perso" à la fabrication d'une mémoire du basket français sur le net, voici un résumé de l'excellent livre "La Grande Histoire du Basket Français" de l'Equipe retraçant l'évolution de notre sport préféré dans l'hexagone depuis ses origines nord-américaines à la fin du XIXème jusqu'à nos jours. Pour cet article, je me suis intéressé aux prémisces de ce sport, de son arrivée à Paris en décembre 1893 jusqu'aux premières années suivant la création du championnat de France.

Fin 1891, le directeur d’éducation physique du collège de Springfield, Luther Hasley Gulick, demanda à James Naismith (19861-1939), jeune professeur d’origine canadienne, d’inventer un sport qui occupe les jeunes étudiants destinés à devenir les responsables sportifs des diverses YMCA (Young Men’s Christian Association, autrement dit « Union chrétienne des jeunes garçons ») durant les hivers rugueux du Massachussetts. A la veille des vacances de noël, il présenta son nouveau jeu aux 18 élèves de la classe: ils devaient lancer une balle sphérique dans un panier, accroché à la galerie du gymnase à 10 pieds (soit 3.05m) du sol, et donc faire appel davantage à l’adresse qu’à la force; ils pouvaient se placer librement sur le terrain mais, exiguïté du gymnase oblige, avaient interdiction de courir avec la balle dans les mains; pour cette même raison les contacts étaient interdits, et Naismith précisait bien que ce jeu « ne peut donner satisfaction qu’à celui qui désire venir en aide à autrui ». Restait à baptiser la nouveauté. « Puisque nous avons « a basket and a ball », nous l’appellerons « basket-ball » », décida Frank Mahan, le capitaine de l’équipe. En cette froide journée du 21 décembre 1891, à Springfield, Massachussetts, mon sport préféré était né.

A Paris, la section française des Unions chrétiennes de jeunes garçons, rue de Trévise dans le 9e Arrondissement, proposa la pratique de ce sport le 27 décembre 1893, par l’intermédiaire de Melvin Rideout. Cette 1ère partie de basket disputée en France et en Europe provoqua un engouement immédiat. On organisa une « bannière », qui était remise en jeu régulièrement, et on créa dans la foulée le 1er club de basket français, le Basket Club de la rue de Trévise (1894).

Mais c’est surtout l’initiative de Charles Foreau qui permit de lancer véritablement l’activité en France. De retour en 1908 du Canada, où il avait découvert le basket, il organisa des rencontres dans son patronage de la Laurentia à Paris (gare de l’Est). Prenant bientôt corps dans le puissant groupement de la FGSPF (Fédération gymnique et sportive des patronages de France), cette initiative fut décisive pour le développement du basket en France. Les prêtres, qui trouvaient commode cette activité que l’on pouvait pratiquer dans la cour du « patro », en furent des propagandistes zélés. Et bientôt les terrains de basket devinrent familiers aux français.

Durant la 1ère guerre mondiale, beaucoup de militaires apprécièrent ce jeu dans les Foyers du soldat. 75 foyers avaient été installés lorsque les Américains débarquèrent en France, en juin 1917. On en construisit alors 105 supplémentaires et on les appela Foyers franco-américains. En août 1918, un rapport concluait que les soldats US lançaient mieux la grenade que les nôtres parce qu’ils étaient habitués à lancer à la main dès leur plus jeune âge ; il fut donc demandé aux responsables de la YMCA d’initier nos « maîtres d’écoles » avant leur retour à la vie civile. C’est ainsi que, dans le but de participer à la « réhabilitation de la race française », 15000 instituteurs libérables découvrirent le baseball, volley et basket pendant une période de 3 semaines. Une fois revenu dans leurs écoles, ils n’hésitèrent pas à favoriser le basket…surtout lorsque le curé de leur paroisse le faisait déjà pratiquer dans la cour du « patro ».

Avec le succès des Jeux Interalliés, en 1919, avec la volonté de l’armée française de développer « ce jeu de main et d’habilité », associée au prosélytisme des instituteurs titillés par les curés, le basket s’imposait définitivement en France.

L’intérêt suscité, encore fallait-il organiser. Les « patros » protestants ne se manifestaient guère. Les cathos, déjà organisés, préféraient demeurer entre eux. Restaient les autres, peu nombreux, mal soutenus, qui trouvaient refuge auprès du Stade Français et de la fédération française d’athlétisme (FFA), cette dernière acceptant d’organiser cet  « amusement » préparatoire à la saison. Créé en janvier 1921, le Championnat de France regroupait des équipes parisiennes et une normande (GS Amfréville). Au mois de novembre 1921, la Fédé d’athlétisme devint officiellement le pouvoir dirigeant du basket et en 1929 fut décidée l’intégration du basket dans le sigle de l’instance sportive, laquelle devint la Fédération française d’athlétisme et de basket-ball (FFABB). Mais, plus que jamais, les gens de l’athlétisme n’eurent de cesse de faire plier les basketteurs, obligés de payer une cotisation pour une autre activité que la leur.

De plus alors qu’il se développait de façon spectaculaire aux States, avec l’édification d’infrastructures spécialisées, le basket s’installa en France essentiellement en plein air. En fait c’est l’essentiel de son développement technique qui était négligé, surtout dans les « patros ». Tandis que vis-à-vis du jeu, les dirigeants se comportèrent en conservateurs, maintenant le jeu dans un ghetto réglementaire désuet et refusant les modifications proposées avec insistance par les plus lucides, qui poussaient vers la recherche de l’excellence. Enfermé dans des rencontres amicales traditionnelles avec la Belgique et le Portugal, qui partageaient notre point de vue sur les règles, le basket français vivait au ralenti.

A Mulhouse se forma quand même une vraie école de basket, sous l’autorité d’André Tondeur (1899-1962) fer de lance de l’équipe alsacienne 9 fois championne de France entre 1924 et 1937. Mais à Paris se développa, dans les patros, le « ripopo », onomatopée inventée par des rédacteurs de l’Auto (ancêtre du journal L’Equipe) pour nommer un match « de n’importe quoi ». L’expression finit par désigner le style de jeu de l’époque. S’il plaisait par son côté spontané et spectaculaire, s’il faisait de plus en plus d’adeptes au grand dam de la FFA, ce jeu restait pourtant destiné, disait-on aux jeunes filles et aux enfants. Les dribbles étaient des poussés de balle après laquelle on courait. Les tirs se déclenchaient dans la foulée, en sautant vers l’avant. Les passes à bras cassés ou à 2 mains étaient des boulets de canon expédiés à un partenaire, qui devait s’en saisir « sans coller la balle au corps ». En défense on sautait devant l’adversaire que l’on marquait, l’objectif principal étant de jouer à fond l’interception pour réaliser des contre-attaques. En attaque, on jouait la descente vers le panier par passes redoublées des avants et du centre. Les arrières ne dépassaient pas le milieu du terrain. Les attaquants prés du panier recherchaient le trou. Il existait quelques combinaisons sur touches et surtout sur entre-deux, ce jet d’arbitre qui était souvent répété car les tenus étaient fréquents et, après chaque panier réussi, on remettait la balle en jeu au centre du terrain (jusqu’en 1936). En défense, après l’homme à homme « à la culotte », préconisé par Naismith lui-même, on pratiqua vers la fin des 1920’s une sorte de « mur », qui évolua vers la zone, d’abord en « 3-2 » puis en « 2-1-2 », avec le centre au milieu.

 Le 25 juin 1932, la Fédération française de basket-ball se détachait de l’athlétisme pour devenir autonome. Le 1er club à rejoindre la FFBB fut le « patro » de l’US Saint-Thomas d’Aquin du Havre, toujours membre de l’élite actuellement. Enfin le basket français conquit sa totale liberté le 10 avril 1934, lorsque l’affiliation de la FFBB au CNS (Comité national des sports, organisme qui coiffait les fédérations et assurait leur coordination), au titre  de fédération dirigeante  fut acceptée. Avec toutefois comme nous l’avons vu, le handicap d’avoir laissé dériver le jeu pendant qu’il se concentrait sur des enjeux vitaux.

La suite au prochain numéro...

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Posté le 13.08.2008 à 16:22
Après avoir étudié le déroulement du championnat de France où l'ASPO Tours s'est offert son deuxième titre, passons aux parcours des clubs français en coupes d'Europe et de l'équipe de France dans les qualifications pour les Jeux Olympiques de Moscou.
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Cinq clubs français participaient aux trois coupes européennes, Le Mans le champion de France en titre disputait bien sûr la coupe des clubs champions, Caen en sa qualité de dauphin était engagé en Coupe des vainqueurs de Coupe, enfin Tours, Orthez et Mulhouse jouaient la Coupe Korac. L'Asvel, troisième du dernier championnat et qualifié donc pour cette Korac, déclinait l'invitation pour mieux briller en championnat et tenter de remporter un 15ème titre de champion de France.
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Le SCM Le Mans entamait la compétition dans une poule de quatre équipes (avec Bruxelles, Vienne et Den Bosch) où seul le premier obtenait son ticket de qualification pour la poule finale à six dans laquelle les deux premiers de celle-ci devaient se disputer le titre sur une finale sèche. Pourtant bien partis en championnats avec 4 succès en 5 rencontres, les hommes de Bob Purkhiser se manquaient complètement en échouant nettement que ce soit à Bruxelles (91-78) ou à Vienne (86-72). Les sarthois étaient donc dos au mur lors de la réception des néerlandais de Den Bosch et du fameux Lister, vainqueurs de leur 2 premières sorties européennes. Pouvant compter sur un Greg Parham intraitable au rebond, le SCM se relançait. En remportant ces deux autres rencontres à la Rotonde, 111-98 contre Bruxelles et 99-84 contre Vienne, la qualification redevenait même envisageable malgré l'apport offensif insuffisant des américains Parham et Lindsey. Mais pour cela il fallait vaincre en terre batave. Malheureusement jamais dans le coup, les champions de France s'effondraient (94-65) pour conclure leur parcours européen par la petite porte.
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Den Bosch se qualifiait donc pour la poule finale où les hollandais, avec 3 succès en 10 matches, se plaçaient à la 5ème place juste devant le Partizan Belgrade. Le Bosna Sarajevo et le Sinudyne Bologne, respectivement 3ème et 4ème, ne pouvaient empêchaient le Maccabi Tel-Aviv et le Real Madrid de se disputer le titre majeur européen que remportait finalement les espagnols après une victoire 89-85.
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Caen, habitué des joutes européennes, représentait la France en Coupe des Coupes. Depuis sa première apparition en coupe korac en 1972, année de la fondation de celle-ci, Caen avait disputé pas moins de cinq Korac et 2 coupes des coupes. Quarante-deux matches européens en neuf années avec une place de demi-finaliste en coupe des coupes 1978. Cette expérience permettait de gérer tranquillement le premier tour contre les finlandais de Kinatts Pyrimfelag défaits deux fois dans les grandes largeurs (100-84 et 88-74). En huitième de finale, les suédois d'Uppsala craquaient chez eux 86-73 devant la réussite du quatuor Miller (30pts), Dobbels (20pts), Riley (18pts) et N'Diaye (14). Ménageant ses forces au retour, les caennais s'inclinaient de 3pts (82-85) mais conservaient le bénéfice de leur excellent match aller pour atteindre les quarts de finale.
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A ce niveau de compétition, les huit équipes étaient divisées en deux poules de quatre où les deux premiers se qualifiaient pour des demi-finales en match aller-retour avant une finale sur un match. Reversé dans la poule des hollandais de Leiden, des grecs du Panathinaïkos Athènes et du leader du championnat italien Cantu, la tâche apparaissait pour le moins ardue. D'ailleurs d'entrée, les normands s'inclinaient lourdement à l'extérieur sur les parquets de Leiden (106-77) et de Cantu (96-81). Malgré une victoire arrachée à domicile contre le Pana (84-82) le vice-champion de France retombait à trois nouvelles reprises lors des matches retour. Malgré l'élimination les normands livraient un nouveau match de gala contre Cantu. Le vainqueur des trois dernières coupes des coupes étaient ainsi poussé en prolongation après un panier à l'ultime seconde de Pierre Galle. Le grand Cantu de Mario Beretta, Marzoratti et des américains Wayne Smith et Bruce Flowers (35pts) finissaient par l'emporter dans la douleur (112-107). Premier de la poule, Cantu sortait Leiden en demi-finale avant de céder contre une autre équipe italienne, Varèse, 90-88 après prolongation, lors de la finale.
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Enfin Tours, Orthez et Mulhouse défendaient leur chance dans la troisième coupe d'Europe, la Korac. Les alsaciens décevaient en s'inclinant dès le premier tour contre les modestes anglais de Coventry. Privé de Barry White, blessé lors de la quatrième journée du championnat à Limoges, Mulhouse peinait à retrouver son efficacité. La défaite d'1pt (97-96) en terre anglaise laissait pourtant de grands espoirs mais la fin du match retour tournait au cauchemar. S'appuyant sur un formidable Meely, Mulhouse tenait sa qualif en menant 92-85 à 2'30 de la fin quand sur une décision arbitrale litigieuse, un spectateur entrait sur le terrain et frappait l'arbitre. Le club alsacien perdait ses moyens à la reprise du jeu pour s'incliner de trois points (76-79). Elimination, amende et suspension de terrain pour deux saisons concluaient l'aventure européenne.
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L'ASPO Tours, finaliste de la Coupe des Coupes 1976 contre Milan, entamait la compétition avec ambition, disposant tranquillement des suisses de Nyon en 1/8ème de finale (deux victoires: 111-102  et 107-96) pour se qualifier pour les quarts de finale. A ce stade de la compétition, les 16 équipes qualifiées étaient réparties en 4 poules de 4 où seul le premier de chacune des poules se qualifiait pour des demi-finales disputées en match aller-retour avant une finale en une manche. Intraitable dans son palais des sports devant Tel-Aviv (92-85), Sienne (101-92) et les Yougoslaves de Cacak (93-91), Tours échouait à l'extérieur. Tout se jouait sur le dernier match où une victoire tourangelle en terre yougoslave assurerait la qualif pour les 1/2 finales. Malheureusement, une fois encore, les Sénégal, Pondexter, Cachemire ou Vestris craquaient à l'extérieur mettant fin à leur parcours européen.
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Orthez échouait au même stade que les tourangeaux après avoir difficilement sorti les italiens de Forli en 1/8èmes de finale. Il faut dire que les italiens de Rudy Hackett, Anderson ou Francheschini avaient du répondant. Après l'échec 76-68 en Italie, George Fisher, le nouveau coach de l'équipe, reprenait du service sur le terrain. Une défense de zone combinée à une double boîte sur Hackett permettait aux béarnais de refaire une bonne partie de leur retard à la mi-temps (48-41) malgré la réussite d'Anderson l'autre américain de Forli. La Moutète serrait les dents en 2ème mi-temps quand après avoir été mené de 25pts, Forli revenait dans les dernières secondes pour finalement ne s'incliner que de 12pts (87-75). C'était juste mais suffisant pour s'ouvrir les portes des quarts de finale et retrouver le champion sortant le Cibona Zagreb, Badalone et les allemands de Wolfenbuettel. Victorieux deux fois des allemands tombeurs de l'AEK Athènes en 1/8èmes, défait de peu à Zagreb (84-79), l'Elan restait dans la course aux 1/2 finales après son succès à la Moutète sur Badalone (87-73). Tout se jouait à la maison contre les tenants du titre yougoslaves. Malgré une résistance héroïque, les béarnais s'inclinaient de quatre petits points (84-88) laissant Zagreb continuait sa route en demi finale. Mais cette année 1980 devait sourire aux italiens, qui après la coupe des coupes remportaient la Korac grâce au succès de Rieti sur le Cibona en finale 76-71. 
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Au final le parcours européen des clubs français en 1980 fut loin d'être glorieux, mais l'ASPO Tours, Orthez et Caen offrirent à leurs publics quelques succès de prestige, que ce soit contre le Pana, Tel-Aviv, Sienne, le Cibona Zagreb ou Badalone. Actuellement on s'en contenterait amplement.
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L'équipe de France jouait gros lors de cette saison 1979-80. Dans l'ombre depuis plusieurs années, les Jeux Olympiques de Moscou étaient l’occasion de faire revenir le basket français sur le devant de la scène. Mais pour en arriver là, il fallait d’abord passer par un terrible tournoi de qualification.
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Afin de se préparer au mieux à ce tournoi qualificatif pour les JO, le « Club-France » enchaîna tout au long de l’année les matches et tournois amicaux de préparation. Le tournoi de Paris, disputé durant les vacances de Noël 1979, constitua le premier rendez-vous de la saison. Pour le sélectionneur Pierre Dao : « c’est une reprise de contact à ne pas manquer avec l’URSS, la Tchécoslovaquie et la sélection américaine des  Athlets in action ». Dao en profitait pour essayer son jeune pivot qu’il entraîne le reste de l’année à l’ASPO Tours, le géant Georges Vestris. Le claquage de Mathieu Bisseni, l’intérieur orthézien, était aussi l’occasion de faire revenir le naturalisé Bob Riley toujours aussi efficace sous les couleurs caennaises. Si les Bleus ne remportaient qu’une victoire aux dépens de la sélection américaine, la courte défaite face aux tchèques (80-78) était des plus encourageantes. L’équipe était compétitive, restait plus qu’à lui forger une âme. Dao était d’ailleurs le premier à le reconnaitre : par expérience, je sais qu’il faut développer maintenant un état d’esprit pour se surpasser. » Etat d’esprit que ne possédait plus Saint-Ange Vébobe qui de sa propre volonté abandonnait la sélection.
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Fin mars, la sélection composée de 16 joueurs se rendait aux Etats-Unis. Dans l’optique du renouvellement, Dao intégrait cinq espoirs : Cazalon, Cham, Hufnagel, Szanyiel et Vestris. A Colorodo Springs, la France s’inclinait par deux fois contre le Canada (89-73 et 85-62). Jean-Michel Sénégal et Eric Beugnot étaient grippés, plusieurs autres en petite forme, mais Dao tentait toujours de positiver : « Tout n’est pas mauvais dans cette tournée américaine. Les joueurs se sont retrouvés pour oublier les problèmes du championnat. Maintenant, le calme est revenu au sein de la sélection. »
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L’équipe s’envolait ensuite pour un tournoi en Hongrie. Hervé Dubuisson y retrouvait « sa patte », Apollo Faye démontrait à nouveau ses qualités de rebondeur, seul l’absence sur blessure de Bill Cain s’avérait problématique.  Le bilan hongrois était plutôt bon avec quatre victoires en cinq matches (défaite contre la RFA 94-83) dont une sur notre bête noire, la Grèce, 94-85. A deux semaines du tournoi préolympique, la tournée espagnole balayait ce début d’optimisme. Face aux meilleures sélections européennes, la France coulait : -20 puis -36 contre les Soviétiques, -20 contre les espagnols, -24 contre les italiens. L’équipe était même balayé de 19pts contre les néerlandais et le seul succès du voyage ibérique contre les Espagnols d’ailleurs (93-90) ne rassuraient en rien. A 10 jours du tournoi de qualification l’heure était grave et Dao mettait son équipe au pied du mur : « Mes hommes ont dix jours pour retrouver adresse et forme. On parle de clans. Je suis prêt maintenant à abattre les murs ». A Gien pour le dernier match de préparation perdu à nouveau contre les Tchèques, les français opéraient sans Apollo Faye écarté pour indiscipline. Dao choisissait le manceau Jacky Lamothe, un boute-en-train capable de « décrisper » le groupe. Voici le groupe se rendant en Suisse pour le tournoi préolympique : JM Sénégal, Jacques Monclar, Victor Boistol, Hervé Dubuisson, Eric Beugnot, Jacques Cachemire, Daniel Haquet, Bill Cain, Philippe Szanyiel, Jacky Lamothe, Georges Brostherhous et Robert Riley.
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La France débutait par deux victoires faciles sur des modestes adversaires, l’Autriche (83-70) et la Norvège (96-77). Cachemire profitait du match contre les scandinaves pour fêter sa 200ème sélection. Contre Israël, le degré de difficulté montait d’un cran. Heureusement l’esprit commando commençait à prendre forme et malgré l’égalisation de dernière seconde du géant Boatwright (77-77), l’équipe arrachait la victoire en prolongation (85-81). Le dernier match de poule perdu contre les Turcs sur un tir à la dernière seconde de Guler (78-76) n’empêchait pas les Bleus d’atteindre la 2ème phase où les tickets pour Moscou étaient distribués.
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Malheureusement, à la veille de débuter la seconde phase contre la Suède, Eric Beugnot se blessait. Diagnostic du docteur : 8 jours de repos. La France s’imposait cependant sans frayeur 95-80 avant de tomber devant une squadra azura ultra dominatrice (110-84). La pilule était bien avalée puisque les Bleus frôlaient l’exploit le lendemain contre les espagnols (103-100) grâce au duo Brostherhous-Dubuisson. La France semblait lancée et la Pologne ne pouvait résister (90-78). Contre la RFA en revanche le couperet passait très près (80-79). Dao en convenait : « nous avons été très maladroits. Enfin le résultat seul comptait ». Tout devait donc se jouait sur le dernier match contre les tchèques. Seule une victoire validerait le ticket pour Moscou. Le match, étonnement décousu dans un tel contexte, offrait un suspens fabuleux. Kropilac égalisait à 99-99 à l’entame de la dernière minute. Cachemire redonnait un point d’avance aux Bleus en transformant un de ses 2 lancers-francs. Kropilac à nouveau égalisait à 20 secondes du terme en manquant lui aussi un précieux lancer. Dubuisson échouait ensuite et Babrenec sur la contre-attaque marquait … juste après le buzzer. Il fallait jouer une prolongation. Jacques Monclar et Bob Riley arrachaient une nouvelle égalisation à l’entame de la dernière minute (112-112) mais Babrenec réussissait finalement le tir victorieux qui renvoyait nos Bleus à la maison.
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La déception était immense tant le coup passa prêt. Mais au lendemain du tournoi, on apprenait que la sélection française pourrait éventuellement être repêchée par la FIBA. Pour Robert Busnel, président de la FFBB et vice-président de la FIBA, ça ne faisait pas de doute : « nous irons à Moscou. » Mais le CNOSF intervenait alors pour s’opposer à cette qualification. Claude Collard adressait un télégramme laconique aux présidents des fédérations de Basket, Foot, Hand, Volley, Natation et Hockey sur Gazon confirmant la décision initiale du CNOSF qu’aucune équipe de sport collectif non qualifiée aux épreuves préliminaires ne serait engagée aux JO de 1980. La pilule était dure à avaler. Dao ne mâchait pas ses mots : « Le CNOSF n’avait rien à dire en pareille circonstance. La fédération était la seule à pouvoir juger… J’ai suivi la polémique de loin… Je suis écœuré de cette magouille et surtout de ce règlement de comptes. » A Moscou les quatre premières équipes furent européennes (dans l’ordre Yougoslavie, Italie, URSS et Espagne). Le souvenir de la courte défaite contre les espagnols laisse à penser que les Bleus avaient peut-être un coup à jouer. En tout cas c’était une occasion inespérée de positionner le basket français sur les devants médiatiques puisqu’aucun sport français ne s’était qualifié pour Moscou.





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Posté le 05.08.2008 à 17:19

Me voici de retour pour participer au mouvement qui vient d'être lancé afin d'obtenir enfin la juste médiatisation de notre sport préféré. Initié par le forum basket4life, la pétition demandant la création d'une chaîne de télé sur le basket est relayée par tous les forums français traitant de ce sport et sur de nombreux blogs. Je me joins avec plaisir à ce mouvement. Douce utopie diront certains, sans doute, mais on ne peut pas se plaindre d'être sous-médiatisé et de ne rien tenter pour changer la donne. Les instances du basket français ont loupé les innombrables occas (Dream Team 92, l'argent des Bleus aux JO 2000, Parker champion 3 fois NBA et MVP des Finals, le bronze des championnats d'europe 2005) d'exposer notre jeu sur le devant de la scène. Puisqu'on ne peut pas compter sur eux, montrons par ce moyen aux décideurs des différentes chaînes de télé que le public basket est là, nombreux, motivé et prêt à payer.

Pour signer la pétition, ca se passe ici: http://jesigne.fr/basket4life

Après avoir signé, pensez à valider en cliquant sur le lien qui vous sera renvoyé dans votre boîte mail.

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Voici le post de Lim sur Basket4life qui a lancé ce mouvement que j'espère vous serez nombreux à suivre:

"Être un supporter de basket aujourd'hui, ce n'est pas facile. Pas de retransmission, visibilité nulle, même via le net pour suivre ne serait-ce qu'un play by play, qu'un match de préparation filmé avec une seule "caméra". Bref, pas la peine de faire un grand discours pour convaincre le monde qu'il y a un souci quelque part. Ce souci on imagine bien qu'il est du domaine financier. La ligue n'a pas les sous pour proposer autre chose qu'un seul match par semaine, la Fédération n'a pas assez de sous pour proposer des images, des play by play des matchs de l'équipe de France, Canal, elle n'a pas les moyens de
proposer autre chose là nuit que les programmes de dernier choix de NBA international quand la Chine dispose de plusieurs match...

Le problème, on l'a compris (en dehors d'un manque de volonté, d'imagination, de créativité, de prise de risque) il est financier.

Alors, allons-y... Il serait intéressant d'avoir une petite idée, toute symbolique, de ce que serait prêt à dépenser par mois en supplément d'un abonnement à canalsat (ou un autre diffuseur) pour avoir au moins
un peu plus de basket sur les antennes, au mieux, une chaîne entièrement dévoué à ce magnifique sport. Pourquoi une nouvelle chaîne? Parce que le basket, au contraire du foot, du rugby ou du tennis, est pratiquement invisible sur les réseaux, donc autant déranger aucune programmation déjà existente et avoir de l'ambition pour ce sport (pour une fois). Des clubs de foot ont leur chaîne, pourquoi pas un sport ?

Le vieux rêve des basketteux ? Et pourquoi pas ? Qui ne tente rien...

On a l'impression dans ce pays que le basket ce n'est rien. Tout le monde s'en fiche. Euroleague, Championnat nationale, Equipe de France, NBA, matchs de légende, reportages et magazines... Malgré un nombre conséquent de licenciés (qui ne reflète certainement pas le nombre de pratiquants), malgré l'incroyable potentiel de ce sport en matière de spectacle, d'écran de pub, la France est à des années lumières de pays comme l'Espagne ou la Grèce et tend même à se faire ridiculiser par d'autres nations qui n'ont pas forcément une tradition en matière de basket mais qui se montre plus ambitieux que nous.

Alors, tentons le coup, regardons si vraiment le basket dans ce pays se limite à parler de Tony Parker une fois l'an quand il joue un ou deux match de PO NBA... Faisons-nous entendre !

Vous voulez que la ProA (et même la ProB) diffuse quatre, cinq matchs par semaine ? vous voulez que la Semaine des As soit un évènement dont on parle dans tous les médias ? Vous voulez qu'enfin l'Euroleague ait sa place sur nos antennes, que nos clubs soient un jour compétitifs, vous voulez pouvoir revoir deux ou trois matchs NBA de la nuit, les voir en direct durant la nuit ? vous voulez revoir de vieux matchs d'Euroligue, les matchs de légende de la NBA, des Jeux Olympiques ? Vous voulez voir au fond de votre canapé une émission d'information et de reportage entièrement consacré à votre sport préféré ? Allons-y ! Disons-leur combien on peut leur donner et ils réfléchiront peut-être au nouveau marché à conquérir, aux nouveaux services à proposer. S'il y a de la demande, tout est possible. Alors qui demande ?! Moi ! Prems !

Rêvons un peu : des milliers de pétitions fleurissent sur le net et canalsat prend conscience qu'il y a peut-être du fric à se faire (ça peut pas être pour autre chose) eh oui pourquoi est-ce qu'en France on serait plus stupide ou moins passionné qu'en Espagne ou en Grèce ?!



Et voilà ce que pourrait nous proposer cette chaine disponible pour 3€ par mois :

En semaine :

Lundi-Mardi :

Matin 8h-12 : un vieux match de légende (ou un la redif d'un match d'un championnat étranger du week-end) + un match de ProB du week-end

Midi: rediffusion d'un match NBA de la nuit

14h-16h: redif d'un match de ProA du week-end

16hh-20h: retour sur ce qu'il s'est passé en ProA le week-end. Avec un plateau débat à partir de 18h. Tout ça avec des images des meilleurs moments des matchs, des analyses statistiques, tactiques, avec des
invités, etc.

20h-22h30 :redif d'un gros match soit de NBA soit de championnat en fonction de l'affiche.

22h30-(23h)-Nuit : plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.

Nuit : NBA : 2 matchs ? et pas du second choix ?

Mercredi-Jeudi :

Mercredi matin : un match de légende d'Euroligue ou un match de lasaison en cours (un match d'une équipe adversaire que va affronter une équipe française dans la journée par exemple)

Jeudi matin : redif du match Euorleague de la veille

Midi : Un match NBA de la nuit

14h-16h : redif du direct de la veille (club français... ou pas)

16hh-20h: retour sur l'actualité de l'Euroleague sur le même principe que l'émission du lundi sur la ProA.

20h-23h : le grand direct Euroleague suivi d'un court plateau pour analyse.

23h-nuit : plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.

nuit : NBA

Week-end :

Vendredi :

Matin : redif du match Euorleague de la veille

midi : Un match NBA de la nuit

14h-16h : refif d'un match Euroleague de la semaine ou magazine.

16h-20h : présentation des matchs de ProA du week-end. Avec un plateau débat à partir de 18h. Présentation du match de la soirée.

20h-23h : La Grande soirée ProA Vendredi : Un match avancé de ProA.

23h-nuit : plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.

Nuit : NBA

Samedi et Dimanche :

matin : redif du match de ProA de la veille

midi : "plateau basket" avec retour et présentation des matchs de ProA mais également une évocation des championnats étrangers européens.

14h-16h : L'affiche de ProB le samedi et l'affiche de LFB le dimanche.

16h-19h : Un match de ProA.

19h-20h : présentation du gros match ProA, "l'affiche" de la semaine

20h-23h : L'Affiche de ProA.

B]23h-nuit ]: plateau avec présentation des matchs NBA de la nuit.

Nuit : NBA


Hors-saison/ Saison des compétitions internationales :

Un peu le même principe avec le matin des redifs, ensuite, c'est en fonction des matchs. Donc possibilité de voir TOUS les matchs de l'équipe de France même de préparation, ainsi que des matchs d'autres nations. Mais aussi les compétitions de basket féminin et jeune.


Ça fait rêver non ? Pas réaliste ? Peu importe. Faisons-nous d'abord entendre...



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Posté le 14.05.2008 à 11:08

En 1980 l'ASPO Tours, club de ma ville, décrochait son 2ème titre de champion de France (après 1976). Si je n'ai pas personnellement vécu ces glorieux moments du basket tourangeau, mon père m'a raconté à l'occasion quelques-uns de ses souvenirs. Ces derniers ainsi que mon goût pour l'Histoire (pas seulement du basket d'ailleurs) m'ont poussé à approfondir mes recherches sur le sujet et par l'intermédiaire de mon beau-frère (tiens je me mets à raconter ma vie)  j'ai mis la main récemment sur "les Livres d'or du basket 1980 et 1983". Bien que de qualités médiocres, ces ouvrages m'ont permis de rendre plus réelles des images jusque là bien floues. Je me propose de faire un résumé de ces 2 livres en commençant par le début, 1980 donc, année  du sacre tourangeau et de la vaine tentative de qualification de l'Equipe de France pour les Jeux Olympiques. Dans ce premier article, je ne traiterai que du championnat de France, les coupes européennes et le parcours de l'Equipe de france feront l'objet d'un prochain article.

PREMIERE PHASE:

Un changement de règlement  (un énième diront certains) sépare la saison 1979-80 en deux phases distinctes. Alors que l'année précédente, le champion était désigné au terme de la saison régulière, en 1980 est instaurée une poule finale à quatre. Les 4 premières équipes de la saison régulière se disputent en match aller-retour le droit d'accéder à la finale disputée en une manche sèche à Nantes. Christian Balzer, ancien joueur du SCM Le Mans, déclarait à propos de cette nouvelle formule: "Elle favorise nos projets, je le crois. Pourquoi? D'abord, dans la première partie du championnat, au moment même où nous devrons batailler ferme sur le plan européen (...) nous n'aurons plus la hantise à chaque match, de devoir nous battre à mort puisqu'il nous suffira de terminer dans les 4 premiers, ceux-ci étant qualificatifs pour le play-off d'où sortira le champion de France 1979-80".

 

Course à la première place:

Cette première phase se trouve dominée par 2 équipes très ambitieuses qui entendent bien faire tomber le champion manceau, l'ASPO Tours et l'ASVEL. Pour cela le coach tourangeau Pierre Dao, également sélectionneur de l'équipe de France, compte sur l'apport de sa nouvelle recrue en provenance d'Antibes, le multi-sélectionné Jacques Cachemire. La conservation du puissant pivot américain Cliffton Pondexter, ancien Bull de Chicago, et du meneur des Bleus Jean-Michel Sénégal, ne fait que confirmer l'ambition tourangelle. Après être retombé dans le rang suite au titre 1976 (7ème en 77 et 78, 4ème en 79), les tourangeaux visent un nouveau sacre. Pourtant après un début plus que correct (2 défaites et 1 nul à l'issue de la phase aller, et oui à l'époque en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire on ne jouait pas de prolongation), la tension monte dans les vestiaires. Un nouveau revers à Lyon pour le 1er des matches retour donne même des envies de départ au coach. Le groupe réagit aussitôt en remportant le choc au sommet à Villeurbanne (79-81) et l'équipe s'envole en enchaînant 9 succès de suite qui la conduise à la première place de la saison régulière (20V 2N 4D).

Mieux partis, les villeurbannais (4 victoires sur 4) doivent céder leur place de leader lors de la phase retour mais concrétisent globalement les espoirs placés en eux (20V 6D). Dans les 3 premiers depuis 2 ans, le club le plus titré de france vise un 15ème championnat. Le président De Barros ne cache pas ses objectifs: "Les supporters sont déçus de notre 3ème rang en championnat derrière Le Mans et Caen. (...) Il faut reconquérir le titre, 1er objectif, et sacrifier la coupe Korac". L'équipe rhodanienne déclare ainsi forfait en coupe d'Europe et compte sur ces deux jeunes espoirs français Jacques Monclar (22ans) et Philippe Szanyiel (19ans) ainsi que sur l'américain Ted Evans (27 ans, 2.07m) pour aider la légende Alain Gilles (34 ans) à franchir le cap. Un difficile mois de décembre (défaite contre Nice, Tours et Antibes) relègue l'ASVEL derrière l'ASPO que l'entraîneur André Buffière place en favori: "Tours ... si je dois donner un nom de prétendant au titre."

André Buffière

Course à la poule finale:

Derrière ce duo, sept équipes se disputent les 2 dernières places qualificatives. Le champion de France manceau fait figure de leader de ce groupe mais peine lors de la phase aller, enregistrant 4 défaites de rang (Tours, Stade français, Asvel et Monaco). Le "Moderne" est en crise avec la blessure du pivot américain Greg Parham, le renvoi de l'autre US Bill Lindsey, le nez cassé d'Hervé Dubuisson et le différend opposant les deux "stars" françaises Eric Beugnot et Hervé Dubuisson. L'entraîneur Bob Purkhiser est même obligé de reprendre du service sur le terrain pour écoper un navire commençant à prendre l'eau. Ce n'est au final qu'à l'ultime journée que les sarthois (15-1-10) compostent leur ticket pour la poule finale en disposant de Mulhouse et en profitant de l'échec caennais à Limoges.

La quatrième équipe qualifiée apparaît comme le cendrillon de la compétition. Champion de France de N2 l'année précédente (notre ProB actuelle), le Stade Français Evry n'était pas attendu dans le quatuor de tête. Mais Jacky Renaud parvient d'entrée à créer l'osmose autour des expérimentés Dorigo (36 ans) et Longueville (33 ans) et des jeunes Wansley (23 ans), Cazalon (22ans) et Cham (20 ans). Après 4 journées les parisiens occupent la tête avec les villeurbannais. Il s'en faut même de 2 lancers-francs de Cachemire à quelques secondes de la fin pour empêcher l'Agora d'exploser (77-77). Troisième à l'issue des matchs aller, le Stade se maintient au sommet (15-1-10) en ne commettant aucun faux pas, ces seules défaites étant concédées contre les "gros (Caen, Orthez, Asvel, Tours, Le Mans et Antibes).

Derrière Caen et Orthez échouent d'un petit point (15-11). Toujours sur le podium mais jamais gagnant depuis 1976, le Caen BC connaît une intersaison agitée. Les finances sont dans le rouge et l'ambiance s'en ressent. Victor Boistol et Yves-Marie Vérove font leurs valises, ce dernier déclarant "là-bas, je vais être  plus tranquille (à Limoges). Plus de magouille" (assez drôle d'ailleurs quand on est connait la suite). Même Robert Riley l'américain naturalisé, au club depuis 1971, est tout prêt de partir. Deux échecs initiaux et les incidents du match contre Tours ne font que noircir le tableau. Les arbitres (Sorentino et Ducrotoy) sont agressés par les spectateurs après une défaite d'un petit point (77-78). Le président Badache ne calmait pas vraiment le jeu en déclarant "Pierre Dao influence les arbitres par ses doubles fonctions d'entraîneur de l'équipe de France et de l'ASPO Tours." Malgré la suspension de la salle, l'équipe des frères Galle était enfin lancé (5 victoires de suite en championnat). Pour intégrer le top 4, les normands devaient remporter les 2 derniers matches. Leur route croisait alors celle d'un opposant direct l'Elan Bearnais Orthez. Le successeur de Jean Luent, George Fisher était en effet parvenu à former un groupe redoutable notamment dans sa mythique Moutète (3 défaites seulement) autour du jeune américain Paul Henderson, successeur de Bill Lindsey, et des français Larrouquis, Hufnaghel ou Bisseni. Mais la fatigue de la coupe d'Europe finissait d'user l'équipe qui s'inclinait 3 fois sur les 5 derniers matches dont celui à Caen (91-80) sous l'impulsion d'un formidable Didier Dobbels (32pts). Les Caennais avaient leur destin en main en se déplaçant en terre limougeaude. Mais face à un CSP luttant pour son maintien, les caennais s'écroulaient (97-76) laissant passer leur chance.

Dans la roue de Caen et Orthez, Mulhouse et Monaco échouaient aussi de peu (14-12). Champion de N2 en 1978, les alsaciens pouvaient compter sur 2 joueurs d'exceptions, le naturalisé Barry White (rien à voir avec le chanteur ou Gilles Grospaquet) et l'américain Cliff Meely. L'ancien joueur NBA à Houston et aux Lakers ne laissait pas Buffière insensible: "Meely est un joueur explosif. Il a battu à lui seul l'Asvel. Il sait tout faire sur un terrain. Bon nombre de joueurs ont à apprendre les fondamentaux. Toujours est-il que le Mulhousien les détient sur le bout des ongles." Malheureusement la saison ne devait pas être aussi brillante que prévue. White se blessait (métacarpe main droite) dès le 4ème match lors d'une victoire à Limoges (94-97) et l'équipe échouait lors de l'ultime journée en sombrant sur le parquet de manceaux finissants en boulet de canon (105-82). Pour Monaco en revanche l'heure n'était pas à la déception tant l'objectif avait été atteint. Au début de la saison le président Quenin avait mis les choses au point en déclarant: "en 1950, Monaco avait terminé 2ème... Nous avions joué la finale. Trente ans plus tard, nous sommes encore là. La prudence nous est dictée par l'expérience de la compétition". Après un début difficile (3 défaites en 4 matches) le groupe monégasque autour du meneur Robert Zuitton, de l'américain Mike Stewart et de l'international Georges Brosterhous avait parfaitement rempli ses objectifs.

 

Le maintien:

Pour l'Olympique d'Antibes, le titre de 1970 avec le Portoricain Dan Rodriguez ou les deux internationaux français Jean-Claude Bonato et Jacques Cachemire était bien loin. Des problèmes financiers récurrents poussaient le nouveau coach Jacques Paquet à la prudence en visant les 6-8èmes places. Malgré un effectif de qualité autour du meneur Sylvain Grzanka, remarquable distributeur, de l'athlétique Saint-Ange Vébobe, de Charles Brakes, Ulysse Gruda ou de l'US Robin Jones, les antibois devaient lutter jusqu'au bout pour éviter de jouer la poule de relégation promise aux 4 derniers. Pour rajouter à la pénible saison, la salle était suspendue après l'agression de l'arbitre Yvan Mainini (actuel président de la FFBB) par les spectateurs. Après Mulhouse et Caen, l'agression à Antibes poussait le journaliste de l'Equipe, Jean-Pierre Dusseault à pousser ce cri d'alarme, "le jour n'est pas lointain où la mort frappera dans le petit monde du basket français". Pour Nice en revanche, la saison fut plus joyeuse. Jouant le maintien après avoir sauvé de peu sa peau l'année précédente, les Niçois purent compter sur l'excellence de leur nouvel américain Richard Darnell dit "Buffalo Bill" pour décrocher 5 victoires lors des 6 dernières rencontres et maintenir l'écart avec Limoges, première des quatre équipes devant jouer un avenir incertain dans la poule de relégation.

 

La relégation:

Malgré les renforts de Vérove (Caen) et de Deganis (Racing), le CSP devait galérer toute la saison devant remettre son avenir dans une périlleuse poule de maintien. Les problèmes de genou de l'international Apollo Faye furent au cœur des problèmes de l'équipe limougeaude. En cette difficile saison régulière, le match à domicile contre Tours fut un vrai moment de bonheur. Malgré l'égalisation de dernière seconde de Pondexter sur 2 lancers-francs (104-104), le public "vert" pouvait fêter ces héros. Faye avait impressionné au rebond alors que Vérove, Moltimore et Livio jouait les maîtres d'œuvre.

Dacoury et Livio

Livio, Dacoury et leurs ... afro

Pour Vichy, l'issue faisait peu de doutes. Coach Besson avec les moyens du bord dirigeait un groupe qui ne lâcha rien jusqu'au bout comme le prouve la victoire vychissoise sur Le Mans lors de l'avant-dernière journée alors que les champions de France jouaient leur qualif pour la poule finale. Mais malgré le 2ème scoreur du championnat, l'américain William Howard, Vichy ne pu éviter la terrible poule de relégation. En revanche pour la CRO Lyon (La croix-Rousse), la déception était grande tant l'effectif semblait de qualité. L'équipe possédait en effet un joyau en la personne du scoreur-rebondeur Floyd Allen. Meilleur marqueur du championnat (32.19pts par match), il ne put guider sa team vers les succès après une phase aller catastrophique (2 victoires seulement) mais marqua les esprits contre le futur champion de France en plantant 53pts à la défense tourangelle.

Enfin Berck en finissait de mourir. Confrontés à de graves soucis financiers depuis 1976, le club de la côte d'Opale s'écroulait sportivement en ne remportant qu'une seule rencontre contre des Limougeauds toujours en difficulté à l'extérieur.

CLASSEMENT FINAL: 1- TOURS 68pts ... 2- Villeurbanne 66pts ... 3- Le Mans 57pts ... 4- Stade Français-Evry 57pts

5- Orthez 56pts ... 6- Caen 56pts ... 7- Monaco 54pts ... 8- Mulhouse 54pts ... 9- Antibes 50pts ... 10- Nice 50pts

11- Limoges 46pts ... 12- Lyon 42pts ... 13- Vichy 42pts ... 14- Berck 28pts

 

DEUXIEME PHASE:

Poule finale:

Le Stade Français continuait de surprendre en dominant chez elle l'Asvel sur un bras roulé de Michel Longueville à 20 secondes de la fin et malgré une dernière tentative d'Alain Gilles (90-89). Le déplacement villeurbannais au Mans s'avérait dès lors décisif puisque les manceaux s'étaient aussi inclinés chez le voisin tourangeau après une âpre lutte (79-76). Nouveau match aux couteaux et nouvelle courte défaite pour les banlieusards lyonnais (101-99). Buffière ne perdait pas pourtant confiance: "Daniel Haquet et Evans sont en forme alors pourquoi se décourager". Il avait raison puisque son équipe faisait chuter le leader tourangeau, invaincu jusqu'ici après une victoire arrachée à l'Agora 95-98, malmené par un Szanyel bouillant (31pts et victoire 95-85). La victoire mancelle sur le stade, 80-65, clôturait la phase aller en laissant l'espoir à tous (Tours et Le Mans 2V-1D, Asvel et Stade 1V-2D).

La phase retour débutait par l'échec retentissant de l'ASPO sur le parquet manceau 93-76. L'Asvel n'éprouvait pas de mal à vaincre des stadistes (110-90) en perte de vitesse, le tout devant les caméras de TF1, et revenait du coup à égalité avec les tourangeaux à la 2ème place. Ces derniers disposaient du Stade lors de l'avant dernière journée tandis que les verts faisaient voler en éclat la défense mancelle (104-91). Tout allait se jouer sur la dernière journée entre Tours, l'Asvel et Le Mans, tous à égalité. Les champions de France semblaient posséder les meilleurs chances en se déplaçant chez des parisiens déjà éliminés. Mais le Stade était décidé à jouer son rôle jusqu'au bout et poussa les manceaux à un match nul qui aurait même pu se transformer en défaite sans un panier de Parham à 3 secondes de la fin. Dans le même temps, le choc Tours-Asvel battait son plein. Menés de 20pts, les Verts réalisaient un retour incroyable. A égalité à 86-86 et 45 secondes à jouer, Jean-Michel Sénégal et Gérard Brun annonçaient la défaite mancelle à Alain Gilles. Cette fausse info eut-elle un impact réel sur l'issue du match? Toujours est-il que Cachemire arrachait la victoire lors de l'ultime seconde condamnant les espoirs de finale des villeurbannais (88-86). André Buffière ne décolérait pas à la fin du match: "ce n'est pas réglo. Je suis écœuré. Par cette tricherie, nous n'avions pas gagné mais au moins nous pouvions l'espérer." Le titre allait donc se jouer entre manceaux et tourangeaux en une manche sèche à Nantes.

 

Poule de relégation:

Cette phase se dispute en 2 temps. Les 4 dernières équipes de l'élite (Limoges, Vichy, Lyon et Berck) se rencontrent en match aller-retour. Les 2 derniers sont rélégués en division inférieure alors que les 2 premiers se qualifient pour une 2ème poule où ils doivent croiser le fer avec les 2 premiers de N2. Dans ce nouveau groupe, les équipes ne se rencontrent qu'une fois en terrain neutre et les premiers restent ou intégrent l'élite tandis que les 2 derniers sont relégués à l'étage du dessous.

Lors de la 1ère phase, dite poule des barragistes, Limoges se baladait remportant 5 de 6 matches. Seul un nul concédé à Vichy sur un lancer-franc du sénégalais Kaba (68-68) empêchait le CSP de réaliser le parcours parfait. Si ce nul fut sans concéquence pour Limoges, il n'en fut pas de même pour les 3 autres équipes en course. En effet ces équipes se neutralisèrent en remportant toutes un match dans les confrontations directes. Aussi ce match nul arraché par la JAV fut totalement déterminant puisqu'il qualifia l'équipe pour la 2ème phase, dite matches de barrages, et condamna donc Lyon et Berck à la N2.

A Compiègne, Limoges, Vichy, Avignon et  Reims se disputaient les 2 tickets pour  l'élite. Vichy craquait contre les 2 pensionnaires de N2 alors que Limoges faisait sans problème respecter la hiérarchie et assurait du coup son maintien. La 2ème place qualificative se jouait dans le match Avignon-Reims que les joueurs du vaucluse remportaient 76-69. Limoges pouvait lâcher un soupir de soulagement car comme l'affirmait le président Popelier, "nous marchions de toute évidence sur de la porcelaine. Notre situation était fragile. Il fallut Moltimore, Apollo Faye et toute l'équipe pour s'en tirer honorablement."

Les équipes classées entre la 5ème et la 10ème place devaient également disputer des matches de classement.  Les 6 équipes étaient divisées en  deux groupes de trois équipes. Caen et Orthez remportaient les 2 groupes pour se classer au final respectivement 5ème et 6ème du championnat, places qu'elles occupaient déjà après la saison régulière.

La Finale à Nantes:

Les double champion de France en titre tentaient de réaliser la passe de trois, un exploit seulement réalisé alors par l'ASVEL de 1955 à 1957. Mais les tourangeaux, premier de la phase régulière et de la poule finale, et vainqueurs de trois des quatre confrontations directes partaient avec un léger avantage. La finale fut un véritable combat et l'enjeu prit clairement le pas sur le jeu. Grâce à la formidable adresse de Gérard Brun (6/7) en première mi-temps, l'ASPO prenait les commandes pour ne plus les lâcher. La tension montait, le jeu était dur et les fautes pleuvaient. La maladresse mancelle aux lancers-francs condamnait le "Moderne" a abandonné sa couronne (72-66). En remportant les 3 phases, saison régulière, poule finale et finale, l'ASPO Tours avait bien mérité de soulever son 2ème et dernier titre de champion de France.

Ca vous a plu? Je trouve ça intéressant de se replonger dans ce basket au final bien différent de ce qu'il est aujourd'hui.  L'ambiance dans les salles avait l'air d'y être beaucoup plus chaude, voire trop chaude (avec 3 incidents majeurs conduisant à des suspensions de salle). Pour la formule du championnat, le sous-titre de cette saison aurait pu être: "pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer". On verra dans le prochain article un autre changement majeur, qui est celui des résultats dans les coupes européennes. Si 1980 fut loin d'être la plus belle année des clubs français en Europe, les résultats à cette époque étaient bien meilleurs qu'aujourd'hui (comment ça y a pas de mal!). Et puis ça peut pas faire de mal d'apporter une petite contribution à la mémoire du basket français, mémoire trop peu développée sur le net à mon goût. 







Posté le 11.05.2008 à 19:25

Je revenais lors du dernier article sur la différence entre MVP et meilleur joueur de la ligue. Si Kobe mérite bien pour moi son titre de Most Valuable Player cette année, il est en revanche loin d'avoir été le meilleur joueur statistiquement. Je me suis donc penché sur l'affaire en reprenant une méthode qui me paraît bien plus significative et équitable que la traditionnelle évaluation afin de juger du véritable impact statistique des joueurs. Pour cela je me base sur le Basket Hebdo numéro 7 datant du 1er janvier 1997 qui m'a fait découvrir cette nouvelle méthode (oui je sais j'ai la manie de ne rien jeter).  

"Le basket est le seul sport à pouvoir chiffrer tous les gestes de ces athlètes. Mais jusqu'où peut-on utiliser ces données? Peut-on, par exemple, déterminer la valeur réelle d'un joueur en étudiant ses statistiques? C'est l'éternel débat du basket.

Mis à part le jeu sans ballon et la pose d'écrans, les stats prennent en compte tout le secteur offensif. Par contre, le secteur défensif n'est illustré exclusivement que par le rebond et l'interception, négligeant malheureusement la vraie pression défensive qui fait que votre adversaire rate 80% de ses shoots. Et d'une façon plus générale, les stats ne peuvent bien évidemment pas tenir compte des qualités mentales, de motivation ou de leadership. Mais malgré ces manques, le compte-rendu chiffré d'un joueur peut permettre aux observateurs de se faire une idée assez juste de sa valeur réelle.

Plusieurs théories existent à ce jour pour quantifier le rendement d'un basketteur. Les Italiens ont mis sur pied une "Valutenzione", qui a été reprise ensuite par les espagnols (la "Valoracion") puis par les français ("l'Evaluation") avant de gagner les Etats-Unis ("L'Efficiency") qui utilisaient auparavant le "IBM Award" et le "Tendex Ratio" de Dave Heeren, relayé par l'hebdo 'The Sporting News".

"L'Evaluation" a le défaut de n'être qu'une addition de chiffres, sans différencier le lancer-franc de la passe ou du contre. Elle favorise les preneurs de rebonds (pivots, ailiers) au détriment des passeurs (arrières), puisqu'une fiche de stats donne environ 2 fois plus de rebonds que de passes. Or, si un rebond n'amène pas automatiquement un panier, la passe par définition, si, puisqu'elle est "décisive". C'est cette injustice qu'a voulu gommer Joshua Trupin, un statisticien dingue de basket, qui a tenté de démontrer que toutes les données ne sont pas, bien entendu, de valeur égale.

Pour parfaire sa théorie, Trupin a utilisé le travail effectué par toute une équipe de chercheurs universitaires qui ont épluché quelques centaines de matches en vidéo, ainsi que toutes les stats des matches NBA. Cette équipe a déterminé une codification par secteur qui est la suivante:

SECTEUR POSITIF: 1 tir réussi +1.4 ... Un 3pts réussi +2.4 .... 1 lancer-franc réussi +1 ... 1Rebond offensif +0.85 ... Un rebond défensif +0.5 ... Un contre +1.4 ... Une passe décisive +1 ... 1 interception +1

SECTEUR NEGATIF: 1 tir raté -0.6 ... 1 lancer franc raté -0.5 ... une balle perdue -0.8

Une fois tous ces secteurs comptabilisés pour un joueur, on arrive à un total de points qui est celui de sa valeur globale. Ce total est ensuite divisé par le nombre de minutes passées sur le terrain puis multiplié par 48 pour obtenir le "rating" du joueur. Cette méthode a été dénommée le "HoopStat Grading System" (HGS) par Joshua Trupin."

Passons aux résultats pour cette année:

1- Amare Stoudemire 33.84 ... 2- LeBron James 33.02 ... 3- Chris Paul 32.08

4- Kobe Bryant 29.82 ... 5- Kevin Garnett 29.41 ... 6- Tim Duncan 29.08 ... 7- Steve Nash 28.57 ... 8- Dirk Nowitzki 28.54 ... 9- Dwight Howard 28.36 ... 10- Manu Ginobili 28.20

TOP 5 par catégories:

PG: 1- Chris Paul 32.8 ... 2- Steve Nash 28.57 ... 3- Chauncey Billups 27.14 ... 4- Deron Williams 27.12 ... 5- Baron Davis 26.11

SG: 1- Kobe Bryant 29.82 ... 2- Manu Ginobili 28.20 ... 3- Dwyane Wade 26.32 ... 4- Allen Iverson 26.06 ... 5- Kevin Martin 23.89

SF: 1- LeBron James 33.02 ... 2- Carmelo Anthony 27.08 ... 3- Josh Smith 25.94 ... 4- Shawn Marion 24.05 ... 5- Caron Butler 23.80

PF: 1- Kevin Garnett 29.41 ... 2- Tim Duncan 29.08 ... 3- Dirk Nowitzki 28.54 ... 4- Chris Bosh 27.59 ... 5- Carlos Boozer 24.88

C: 1- Amare stoudemire 33.84 ... 2- Dwight Howard 28..36 ... 3- Yao Ming 27.88 ... 4- Al Jefferson 27.68 ... 5- Marcus Camby 27.10

J'ai classé Stoudemire dans la catégorie des pivots car c'est le poste qu'il occupait jusqu'à l'arrivée dans le dernier tiers de la saison de Shaquille O'Neal.

Stoudemire, joueur le plus efficace de la NBA

Stoudemire survole les stats en saison régulière mais pas Duncan et les Spurs en Playoff

Cette méthode a donc bien l'avantage de gommer l'avantage que possédait les "grands" sur les "petits" puique 4 arrières font parti de ce Top 10 contre seulement 2 lorsqu'on utilise l'Efficiency (http://www.nba.com/statistics/player/Efficiency.jsp?league=00&season=22007&conf=OVERALL&position=0&splitType=9&splitScope=GAME&qualified=N&yearsExp=-1&splitDD= ). Elle a aussi le mérite de juger les joueurs sur leur rendement exact en prenant en compte leurs minutes jouées, ce qui forcément avantage Amare Stoudemire ou Manu Ginobili nettement moins utilisés que des LeBron James ou Dwight Howard.

Cependant, et je reprends l'article de BH "il manque encore quelque chose à ce HGS pour que tout soit parfait: le niveau de jeu de chaque équipe. Il est évident qu'un 20pts 10rbs aux Lakers ou aux Spurs, a une autre valeur que cette même performance à Memphis ou Minnesota".

J'ai donc affecté à chaque équipe un coefficient en fonction du classement. Le voici: l'équipe moyenne, la 16ème, reçoit un coefficient neutre d'un point, la 15ème 1.01, la 14ème 1.02, etc, ... jusquà la première qui bénéficie d'un coefficient de 1.15. A l'opposé, la moins bonne équipe est affectée d'un coefficient de 0.86. Voici donc le "rating NBA" qui donne selon moi un apeçu plus crédible du niveau des joueurs, du moins dans tout ce qui est statistiquement quantifiable.

Ce qui nous donne: 1- Amare Stoudemire 37.22 ... 2- Chris Paul 35.92 ... 3- LeBron James 34.01

4- Kevin Garnett 33.82 ... 5- Kobe Bryant 33.69 ... 6- Tim Duncan 32.56 ... 7- Manu Ginobili 31.58 ... 8- Steve Nash 31.42 ... 9- Chauncey Billups 30.93 ... 10- Yao Ming 30.68

Chris Paul profite de l'excellent bilan de ses Hornets pour passer James et des Cavs assez décevants en saison régulière.

Chris Paul au top de la NBA

Chris Paul meilleur arrière statistiquement devant ... Kobe Bryant

Le bon bilan des Pistons permet aussi à Billups de rejoindre ce top 10 aux dépens de Nowitzki alors que Ming devance légèrement Howard.

Statistiquement Amare Stoudemire apparaît donc comme le meilleur joueur, ou du moins le plus rentable. Ce n'est pas en soit une surprise car on connait tous le potentiel offensif de celui qu'on surnomme Stat. Or comme il est dit plus haut, si l'on arrive à mesurer assez précisément l'impact offensif sur une fiche de stats, le secteur défensif est en revanche nettement moins bien apprécié par les chiffres. Or c'est justement le point faible de l'intérieur des Suns de Phoenix comme on a pu encore le mesurer au 1er tour des play-off contre les Spurs de San Antonio.

Un Mix des meilleurs actions de Stat

Cette méthode a donc au moins pour principal mérite, par rapport à beaucoup d'autres, de replacer les arrières à leur juste niveau. Je pense bien sûr ici à Ginobili ou Billups dont l'impact statistique est enfin jugé à leur véritable valeur ... par les chiffres.

 












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