La saison Euroleague 2007-08 s'est conclue hier soir sans surprise sur un nouveau titre du CSKA Moscou (91-77) aux dépens du Maccabi Tel-Aviv, son 6ème de l'histoire et le 2ème en 3 ans. Plutot que de sacrifier aux traditionnels résumés de matches, je vous propose un J'aime / J'aime pas, sorte de best/worst of de ces 3 jours madrilènes.
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J'ai aimé:
- la perf de Trajan Langdon, MVP de la finale: 21pts (6/7 dont 4/5 à 3pts et 5/6LF) 7rbs 1pd 2int 7fp (éval 33).
- le Final 4 de JR Holden. Si comme en NCAA, l'Euroleague choisissait un MOP pour récompenser le meilleur joueur de la finale à 4 et non un MVP désignant le joueur de la finale, l'arrière américano-russe aurait probablement remporté le trophée. Impressionnant des 2 côtés du terrain, que ce soit à la création ou à la finition en attaque et fantastique pot de colle en défense, le killer de la dernière finale du championnat d'Europe contre l'Espagne continue d'être clutch dans les grands moments, la marque des grands.
- Theodoros Papaloukas. A dégoûter tous les fanas de Top 10 NBA tant le meneur grec est à l'opposé des standards show time de la grande ligue US. Et pourtant quelle efficacité, quelle maîtrise! Ca va doucement, peut-être même encore moins vite que Bodiroga, mais avec lui c'est no stress, l'action finira toujours bien (bon ok faut oublier la 1ère mi-temps contre Vitoria).
- le début de finale du jeune Omri Casspi, meilleur marqueur de son équipe à la fin du 1er quart, le tout à 20 ans. S'il s'est éteint par la suite, il ne faut pas croire que c'était un coup de chance. L'ailier israëlien avait déjà montré tout son potentiel en 1/4 de finale contre le Barca, et notamment lors du match retour en Catalogne (18pts 10rbs 8fp pour 27 d'éval).
- la finale de Will Bynum. L'antithèse de Papaloukas mise tout sur ses jambes de feu mais manque cruellement de vista. Hier en revanche, pas grand chose à redire: 23pts (7/13 dont 2/5 à 3pts et 7/10LF) 2rbs 4pd 1int 9fp mais 5bp (tout de même).
- Ettore Messina. Laisser briller Bynum n'était-ce pas dans les plans du génial coach transalpin? En tout cas, les autres arrières du Maccabi ont eux complètement été étouffés (-7 d'éval pour Sharp, -4 pour Cummings, 2 pour Garcia, 10 pour Halperin). Quatrième succès pour le stratège italien dans la compétition. La NBA finira t-elle par faire tomber l'ultime barrière que reprèsente l'accession au coaching d'un non-américain? S'il en faut un en tout cas, Messina paraît le mieux placé.
- Zvi Sherf. Le coach malheureux, 3ème défaite en finale, a failli réussir l'impossible. Qu'on ne s'y trompe pas, le Maccabi était en effet très loin du niveau de ses devanicères consacrées en 2004 et 2005. Jamais autant contesté dans son championnat, l'Equipe-Nation a également galéré toute la saison en Europe. On se rappelle notamment de la terrible défaite mancelle après une une dernière minute cauchemard pour Bogavac. Or depuis l'arrivée, devrais-je dire le retour, de l'ancien coach limougeaud en remplacement de Katash, l'équipe a su hausser son niveau de jeu en s'appuyant notamment sur le vertical Terence Morris mais aussi sur le jeune Omri Casspi.
- le match grandiose de l'ancien meneur gravelinois, Terrell McIntyre, en 1/2 finale contre le Maccabi: 26pts 7/15 dont 6/14 à 3pts et 6/6LF) 4rbs 5pd 6fp (éval 30). Alors que ses équipiers arrosaient de toutes parts derrière l'arc (5/29), il a jusqu'au bout tenu son équipe offensivement.
- le pendant défensif de McIntyre pour Sienne, le guerrier Shaun Stonerook. Le juger sur ses stats serait une grosse erreur car l'intérieur US apporte toutes ces petites choses qui ne se comptabilisent pas (écrans, aides défensives + un indéniable impact psychologique qui peut faire douter l'adversaire et en en tout cas donne le ton, le rythme à ses équipiers). D'ailleurs tant qu'il fut sur le terrain, l'attaque israëlienne balbutia son basket (seulement 8pts en 1er quart). Malheureusement handicapé par les fautes dès le 3ème quart, sa baisse de régime entraîna l'effondrement défensif de Sienne (59pts encaissés en 2ème mi-temps).
- les incrustations télé nous apportant des indications statistiques ou historiques en rapport avec la compétition, style Finales NBA. Exemple: quel joueur est le seul à avoir disputé 3 finales d'Euroleague avec 3 clubs différents? Réponse: Smodis avec le Kinder, le Skipper et donc Moscou.
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J'ai pas aimé:
- le fait que Sport+ diffuse le match en différé. Comment peuvent-ils reléguer un des 3 événements majeurs de basket de l'année (avec les NBA Finals et les JO) derrière un tournoi de golf (et c'était pas la Ryder Cup ou un Majeur)? Or j'ai besoin pour rentrer pleinement dans l'événement, pour avoir l'impression de participer, de le suivre en direct. Du coup j'ai dû me rabattre sur le net, faire mon deuil des commentaires du duo Cozette-Eddy, et suivre pour la 1ère fois de ma vie un game en version croate. Forcément ça gâche un peu. Merci sport+, la soit disante chaîne du basket en France...
- ne pas voir le Real dans ce dernier carré. Pas une question d'affinité (je suis plutôt Barca), mais si j'ai trouvé l'ambiance générale très agréable, j'ai tout de même regretté la grosse ambaince locale qu'on avait pu voir lors des derniers Final 4, que ce soit à Barcelone, à Tel-Aviv ou à Athènes.
- la perf très médiocre de Siskauskas en finale. MVP de la saison, et MVP du dernier Final 4, le Pippen Balte a peiné à tenir son rang.
- Victor Khryapa. L'ancien Bull, de retour au bercail durant la 2ème partie de saison, n'a jamais réussi à trouver sa place. Ah si seulement il avait pu se louper comme ça en 1/4 de finale du dernier Euro...
- Nikola Vujcic, ou plutôt le fantôme de Vujcic. -2 d'éval en 1/2 contre Sienne et 4 en finale contre Moscou, l'ex meilleur joueur de l'équipe, n'a été que l'ombre de lui-même. Certes on ne l'attendait pas au top après une saison gâchée par les blessures, mais là pour le coup, c'est tout de même inquiétant.
- ne pas voir Kaukenas. Blessé à la mi-saison, le playmaker lituanien de l'équipe de Sienne a terriblement manqué à son équipe durant ce Final 4. Si les Italiens ont continué d'imposer leur style basé sur une défense très agressive engendrant de nombreuses interceptions et misant tout sur l'adresse longue distance en attaque, la faiblesse de leur rotation les a écarté d'une finale qui leur tendait les bras (+18 dans le 2ème quart de la 1/2 finale contre le Maccabi). Avec kaukenas, je suis persuadé que non seulement les champions italiens auraient écarté Tel-Aviv, mais qu'ils auraient aussi tenu tête aux moscovites.
- le comportement de Pigioni en 1/2. Le bouillant meneur argentin s'est sorti tout seul du match en contestant chaque décision arbitrale (certes pas mal d'erreurs dans cette 1/2 Vitoria-Moscou).
- les lancers francs de Splitter: 7/14 contre Moscou. Quand on sait que les basques ne s'inclinent au final que de 4pts (79-83), ça fait mal.
- la réalisation qui zappe systématiquement les cheerleaders (ai-je besoin de développer?)
Avant de se quitter les highlights de la finale:


