La saison Euroleague 2007-08 s'est conclue hier soir sans surprise sur un nouveau titre du CSKA Moscou (91-77) aux dépens du Maccabi Tel-Aviv, son 6ème de l'histoire et le 2ème en 3 ans. Plutot que de sacrifier aux traditionnels résumés de matches, je vous propose un J'aime / J'aime pas, sorte de best/worst of de ces 3 jours madrilènes.
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J'ai aimé:
- la perf de Trajan Langdon, MVP de la finale: 21pts (6/7 dont 4/5 à 3pts et 5/6LF) 7rbs 1pd 2int 7fp (éval 33).
- le Final 4 de JR Holden. Si comme en NCAA, l'Euroleague choisissait un MOP pour récompenser le meilleur joueur de la finale à 4 et non un MVP désignant le joueur de la finale, l'arrière américano-russe aurait probablement remporté le trophée. Impressionnant des 2 côtés du terrain, que ce soit à la création ou à la finition en attaque et fantastique pot de colle en défense, le killer de la dernière finale du championnat d'Europe contre l'Espagne continue d'être clutch dans les grands moments, la marque des grands.
- Theodoros Papaloukas. A dégoûter tous les fanas de Top 10 NBA tant le meneur grec est à l'opposé des standards show time de la grande ligue US. Et pourtant quelle efficacité, quelle maîtrise! Ca va doucement, peut-être même encore moins vite que Bodiroga, mais avec lui c'est no stress, l'action finira toujours bien (bon ok faut oublier la 1ère mi-temps contre Vitoria).
- le début de finale du jeune Omri Casspi, meilleur marqueur de son équipe à la fin du 1er quart, le tout à 20 ans. S'il s'est éteint par la suite, il ne faut pas croire que c'était un coup de chance. L'ailier israëlien avait déjà montré tout son potentiel en 1/4 de finale contre le Barca, et notamment lors du match retour en Catalogne (18pts 10rbs 8fp pour 27 d'éval).
- la finale de Will Bynum. L'antithèse de Papaloukas mise tout sur ses jambes de feu mais manque cruellement de vista. Hier en revanche, pas grand chose à redire: 23pts (7/13 dont 2/5 à 3pts et 7/10LF) 2rbs 4pd 1int 9fp mais 5bp (tout de même).
- Ettore Messina. Laisser briller Bynum n'était-ce pas dans les plans du génial coach transalpin? En tout cas, les autres arrières du Maccabi ont eux complètement été étouffés (-7 d'éval pour Sharp, -4 pour Cummings, 2 pour Garcia, 10 pour Halperin). Quatrième succès pour le stratège italien dans la compétition. La NBA finira t-elle par faire tomber l'ultime barrière que reprèsente l'accession au coaching d'un non-américain? S'il en faut un en tout cas, Messina paraît le mieux placé.
- Zvi Sherf. Le coach malheureux, 3ème défaite en finale, a failli réussir l'impossible. Qu'on ne s'y trompe pas, le Maccabi était en effet très loin du niveau de ses devanicères consacrées en 2004 et 2005. Jamais autant contesté dans son championnat, l'Equipe-Nation a également galéré toute la saison en Europe. On se rappelle notamment de la terrible défaite mancelle après une une dernière minute cauchemard pour Bogavac. Or depuis l'arrivée, devrais-je dire le retour, de l'ancien coach limougeaud en remplacement de Katash, l'équipe a su hausser son niveau de jeu en s'appuyant notamment sur le vertical Terence Morris mais aussi sur le jeune Omri Casspi.
- le match grandiose de l'ancien meneur gravelinois, Terrell McIntyre, en 1/2 finale contre le Maccabi: 26pts 7/15 dont 6/14 à 3pts et 6/6LF) 4rbs 5pd 6fp (éval 30). Alors que ses équipiers arrosaient de toutes parts derrière l'arc (5/29), il a jusqu'au bout tenu son équipe offensivement.
- le pendant défensif de McIntyre pour Sienne, le guerrier Shaun Stonerook. Le juger sur ses stats serait une grosse erreur car l'intérieur US apporte toutes ces petites choses qui ne se comptabilisent pas (écrans, aides défensives + un indéniable impact psychologique qui peut faire douter l'adversaire et en en tout cas donne le ton, le rythme à ses équipiers). D'ailleurs tant qu'il fut sur le terrain, l'attaque israëlienne balbutia son basket (seulement 8pts en 1er quart). Malheureusement handicapé par les fautes dès le 3ème quart, sa baisse de régime entraîna l'effondrement défensif de Sienne (59pts encaissés en 2ème mi-temps).
- les incrustations télé nous apportant des indications statistiques ou historiques en rapport avec la compétition, style Finales NBA. Exemple: quel joueur est le seul à avoir disputé 3 finales d'Euroleague avec 3 clubs différents? Réponse: Smodis avec le Kinder, le Skipper et donc Moscou.
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J'ai pas aimé:
- le fait que Sport+ diffuse le match en différé. Comment peuvent-ils reléguer un des 3 événements majeurs de basket de l'année (avec les NBA Finals et les JO) derrière un tournoi de golf (et c'était pas la Ryder Cup ou un Majeur)? Or j'ai besoin pour rentrer pleinement dans l'événement, pour avoir l'impression de participer, de le suivre en direct. Du coup j'ai dû me rabattre sur le net, faire mon deuil des commentaires du duo Cozette-Eddy, et suivre pour la 1ère fois de ma vie un game en version croate. Forcément ça gâche un peu. Merci sport+, la soit disante chaîne du basket en France...
- ne pas voir le Real dans ce dernier carré. Pas une question d'affinité (je suis plutôt Barca), mais si j'ai trouvé l'ambiance générale très agréable, j'ai tout de même regretté la grosse ambaince locale qu'on avait pu voir lors des derniers Final 4, que ce soit à Barcelone, à Tel-Aviv ou à Athènes.
- la perf très médiocre de Siskauskas en finale. MVP de la saison, et MVP du dernier Final 4, le Pippen Balte a peiné à tenir son rang.
- Victor Khryapa. L'ancien Bull, de retour au bercail durant la 2ème partie de saison, n'a jamais réussi à trouver sa place. Ah si seulement il avait pu se louper comme ça en 1/4 de finale du dernier Euro...
- Nikola Vujcic, ou plutôt le fantôme de Vujcic. -2 d'éval en 1/2 contre Sienne et 4 en finale contre Moscou, l'ex meilleur joueur de l'équipe, n'a été que l'ombre de lui-même. Certes on ne l'attendait pas au top après une saison gâchée par les blessures, mais là pour le coup, c'est tout de même inquiétant.
- ne pas voir Kaukenas. Blessé à la mi-saison, le playmaker lituanien de l'équipe de Sienne a terriblement manqué à son équipe durant ce Final 4. Si les Italiens ont continué d'imposer leur style basé sur une défense très agressive engendrant de nombreuses interceptions et misant tout sur l'adresse longue distance en attaque, la faiblesse de leur rotation les a écarté d'une finale qui leur tendait les bras (+18 dans le 2ème quart de la 1/2 finale contre le Maccabi). Avec kaukenas, je suis persuadé que non seulement les champions italiens auraient écarté Tel-Aviv, mais qu'ils auraient aussi tenu tête aux moscovites.
- le comportement de Pigioni en 1/2. Le bouillant meneur argentin s'est sorti tout seul du match en contestant chaque décision arbitrale (certes pas mal d'erreurs dans cette 1/2 Vitoria-Moscou).
- les lancers francs de Splitter: 7/14 contre Moscou. Quand on sait que les basques ne s'inclinent au final que de 4pts (79-83), ça fait mal.
- la réalisation qui zappe systématiquement les cheerleaders (ai-je besoin de développer?)
Avant de se quitter les highlights de la finale:



Quel est le plus beau match des NBA Finals de l'histoire? Il y a quelques mois, j'avais proposé ma sélection sur le forum basket4life. Je pense que ce post mérite un article ici, plus approfondi et avec illustration via Youtube en bonus.
J'ai choisi 3 matches old school qui m'ont fortement marqué (qualité et suspens pour les Finals 76 et 87, perf individuelle de Magic pour la finale 80) et 7 autres matches que j'ai suivi en direct à l'époque. Voici mes propositions classées par ordre chronologique:
Finals 1976, Game 5, Celtics-Suns. Equipe surprises des PO, les Suns sont à 2-2 avant ce 5ème match au Boston Garden. Boston domine et mène de 22pts mais Phoenix revient pour arracher la prolonagation. Il y en aura 3 au final et un des shoots les plus incroyables de l'histoire, celui de Garfield Heard qui arrache au buzzer la 3ème prolongation. Le résumé du match:
Finals 1980, Game 6, Sixers-Lakers. Les Lakers mènent 3-2 mais se déplacent au Spectrum de Phila sans Abdul-Jabbar blessé. Autant dire que tout le monde s'attend à une victoire des Sixers mais le rookie Magic réalise une des plus grandioses performances individuelles pour mener les siens à la victoire et au titre. Débutant au poste de pivot, il joue à tous les postes au cours de la partie pour finir sur des stats hallucinantes: 42pts 15rbs 7ass 3st. La dernière minute du match:
Finals 1987, Game 4, Celtics-Lakers. Les Lakers mènent 2-1 et tentent de faire le break dans l'antre de leurs meilleurs ennemis. Boston mènent le match mais les Lakers grignotent leur retard et Magic d'un bras roulé au-dessus de Parish et McHale réalise le hold-up. Les 30 dernières secondes du match:
Finals 1993, Game 3, Bulls-Suns. Les Bulls se sont imposés 2 fois à l'America West Arena et semblent sur la voie du sweep. Mais Phoenix et le MVP de la saison, Charles Barkley, refusent de rendre les armes et arrachent la victoire après 3 prolongations. Fin du temps reglementaire + les 3 prolongations. On peut y voir l'action devenue culte de Kevin Johnson piquant la balle dans les mains de Jordan sur la dernière possession du temps réglementaire et demandant temps mort avant de se raviser pour envoyer Majerle au lay-up en contre attaque. Mais les arbitres avaient validé le temps-mort, et donc refusé le panier, pas plus mal pour le suspens et la qualité de la rencontre au final:
Finals 1995, Game 1, Magic-Rockets. Le Magic de Shaq et Penny archi-dominent la rencontre mais Houston réalise un come back d'enfer pour revenir à 3pts à 10 secondes de la fin. L'ailier d'Orlando, Nick Anderson est envoyé sur la ligne des LF pour conclure le match. Il manque les 2 mais récupère le rebond. Faute à nouveau sur lui et 2 nouveaux lancers qu'il manque encore. Kenny Smith en profite et au buzzer arrache la prologation. Orlando vient de perdre le match mais aussi la série. La dernière minute 30 + la prolongation:
Finals 1997, Game 5, Jazz-Bulls. Menés 2-0, le Jazz a renversé la situation au Delta Center et semble même en mesure de prendre l'avantage car Jordan malade n'est pas sûr de pouvoir jouer en tous cas pas à 100%. Utah mène de 16pts d'ailleurs en début de match mais MJ serre les dents pour nous offrir un des ses plus beaux matches et redonner l'avantage aux Bulls dans la série.
Finals 1998, Game 6, Jazz-Bulls. Les Bulls mènent la sèrie 3-2 mais doivent aller chercher leur 6ème titre en 8 ans au Delta Center. Le match est serré, les Jazz mènent de 3pts à 40 secondes de la fin, mais MJ plus clutch que jamais, marque un lay-up puis pique le ballon dans les mains de Malone avant de finir le boulot en mettant au tapis Russell sur un dernier jump shot.
Finals 2000, Game 4, Pacers-Lakers. Les Lakers mènent 2-1 mais Indiana dans l'ambiance surchauffée du Conseco Fieldhouse résistent plus que prévu au favori californien. Ils sont même à portée de l'exploit quand le Shaq, plus dominateur que jamais, sort pour 6 fautes. Mais le jeune prodige, Kobe Bryant prend alors les choses en main et crucifie les vaillants Pacers au bout de la prolongation. La série vient de basculer. La fin de la prolongation: http://fr.youtube.com/watch?v=S1fI_kAkwgo
Finals 2001, Game 1, Lakers-Sixers. Ultras favoris, beaucoup pensent que les Lakers vont sweeper Phila qui a dû passer par 2 games 7 pour en arriver là. Mais AI, complètement hallucinant, réalise l'exploit de mener son équipe à la victoire sur le parquet du Staples Center après prolongation. Victoire sans lendemain certes mais quelle surprise. La prolongation: 1- http://fr.youtube.com/watch?v=QjqH0gcX4iQ 2- http://fr.youtube.com/watch?v=_RZ6XfCd0DQ
Finals 2005, Game 5, Pistons-Spurs. La série est à 2-2 après le réveil des Pistons dans leur salle. Les Spurs sont malmenés mais s'accrochent dans ce match charnière trouvant en Robert Horry l'homme providentiel. Hallucinant dans le 4ème quart temps, il rentre définitivement dans la légende (enfin il avait pas besoin de ça) avec une prolongation de folie dont le shoot de la gagne. Le résumé du show Horry:
Mon match préféré parmi ces 10 est le Jazz-Bulls 98. Pourquoi?
-parce que c'est un match à la mort, si les Bulls gagnent ils sont champions
-parce qu'il y a un suspens d'enfer jusquà la dernière seconde
-parce que Jordan réalise la perf la plus clutch de sa carrière à mon avis
-parce que c'est le dernier match de MJ sous les couleurs des Bulls et que c'est aussi la fin pour pour Pippen, Rodman et Phil Jackson à Windy City
-parce que du coup c'est la fin d'une époque et qu'après, on change de génération
Au final, sans doute pas le plus beau match intrinséquement (je dirais Celtics-Suns 76), ni la perf individuelle la plus aboutie (je dirais Magic 80), mais ce match me touche personnellement en m'évoquant une équipe (les Bulls donc) et une époque (les 90's) qui m'a fait bien plus kiffer (je parle de basket bien sûr) que les 2000's. Et puis je l'ai dit comment être plus clutch que ça offensivement et défensivement dans le match le plus important de la saison?
Le 11ème: j'avais pensé aussi à mettre un match de la série Rockets-Bulls 94, mais si j'ai été ultra passionné par cette série (bah oui j'étais à la fois fan des Kincks et des Bulls, étonnant je sais), le résultat final rend ce souvenir assez douloureux. Le game 6 reste un de mes pires moments de sport, j'ai eu du mal à m'en remettre. Un peu comme OM-Etoile Rouge en foot. J'ai encore du mal à regarder des images de ce match, mon coeur saigne encore (je sais c'est con). Au final, avec la série Bulls-Suns, c'est sans doute celle qui m'a le plus passionné (j'étais plus jeune aussi et du coup, je relativisais moins et ça prenait énormément de place dans ma vie), mais la conclusion était trop cruelle à mes yeux pour que je sélectionne ce match. Du coup comptez pas sur moi pour mettre la vidéo du shoot à 3pts de Starks pour le titre contré par Hakeem The Dream.



J'aurais dû commencer par ça mais j'avais un peu de réticence à me raconter. Vous me direz, pourquoi alors tenir un blog? Ca vient tout simplement de la vision que j'en ai. Ce blog n'a pas pour but de raconter qui se cache derrière le pseudo ThomY, mais représente tout simplement un moyen supplémentaire et différent de parler basket par rapport aux 2 forums que je fréquente. C'est aussi bien sûr une façon un peu égoïste d'assouvir cette passion, car par définition, le dialogue est très limité dans le concept de blog. Bien sûr par vos commentaires, vous pouvez manifester vos opinions, mais c'est bien moi qui tient la barre. C'est enfin une bonne manière pour m'obliger à approfondir mes connaissances basket. Par paresse, au lieu de me plonger dans un sujet que je connais peu ou pas, je me serais contenter de l'effleurer, voire de passer à côté. Or le blog "m'oblige" à approfondir les choses, à m'investir plus à fond dans ma passion basket. Bref tout ça pour dire qu'au final, j'ai trouvé logique et plus honnête de raconter une partie de ma vie, celle qui est directement liée à la création de ce blog, c'est à dire mon rapport au basket.
Au commencement, Dieu créa ... Euh, je suis peut-être remonté un peu loin là. Reprenons. Je tombe dans le sport tout petit. Papa footeux et amoureux de sport en général me transmet le virus. Suivant naturellement la voie paternelle, je débute le footbal dès l'âge de 7 ans mais suis avec passion toutes les compétitions sportives (j'ai conservé cette faculté à pouvoir m'emflammer pour une compét de biathlon par exemple, c'est vous dire). Le basket n'est alors qu'un sport parmi d'autre, bien loin du dieu football. Pourtant, le club de ma ville de Tours, le TBC anciennement ASPO, évolue alors dans l'élite française. Champion de france en 76 et 80, j'observe de loin, via le journal local ou Stade2, les résultats d'un club reculant petit à petit dans la hiérarchie nationale. Si mon père me raconte à l'occasion les exploits du PO de Bowen, Pondexter ou Sénégal, la finale de la Coupe des Coupes 76 contre Milan, l'ambiance extraordinaire de la salle Grenon, jamais je n'ai droit au voyage, et je ne le réclame pas d'ailleurs.
Tout change avec l'acquisiton de Canal+ en 90. Le monde de la NBA s'ouvre alors à moi. Et là c'est le choc, un merveilleux putain de choc. Très vite MJ, Magic, Bird, Drexler, Thomas rejoignent les Waddle, Papin, Gullit, Van Basten, Maradonna dans mes rêves. Si je m'imagine encore dribbler au stade Vélodrome ou au Camp Nou, je shoote de plus en plus souvent au Madison Square Garden, Chicago Stadium ou au Forum d'Inglewood. Puis très vite s'ouvrent les portes de Beaublanc, de l'Espace Piscine ou du Palais des Sports de Pau. L'addiction prend forme, elle s'avérera incurable avec l'événement de l'été 92, les JO de Barcelone.
Après avoir vu ça comment ne pas plonger définitivement? En tou cas, personnellement, je n'y résiste pas. En plus tout s'enchaine de façon incroyable. Limoges gravit l'Olympe l'été suivant pour décrocher le 1er titre européen des champions dans l'histoire du sport français. Michael Young et Jim "Trampoline" Bilba (dixit Montel, le très mauvais commentateur de la finale en direct sur Antenne2) me font rentrer définitivement dans un basket européen verouillé à triple tour. C'est moins bandant que les top 10 NBA de Canal, mais l'intensité déployée me séduit, et puis pour ne rien gâcher, les français gagnent.
Deux mois plus tard, je suis en direct mes premières finales NBA. Chicago versus Phoenix, Jordan affronte Barkley. A 3H du mat, le Taureau arpente les rues de Windy City sur la musique envoutante d'Alan Parson avant de s'engouffrer dans le bouillant Chicago Stadium.
A 6H on entend les oiseaux, le jour commence à poindre et il ne reste plus que 2H avant d'aller au collège. Qu'importe puisque Jordan a encore planté 40 pions, que Barkley a sauvé ses Suns dans une triple prologation étouffante lors du game 3 et que John Paxson vient de cloturer la série par un énième panier longue distance. Depuis les insomnies de juin sont devenues tradition et seule la faiblesse des Nets 2002 et le manque de saveur de l'affiche 2006 (je déteste le Heat et je me fous des Mavs) y ont échappé (j'ai quand même enregistré, faut pas déconner). J'ai même à l'occasion invité un pote (le biloute37 qui laisse souvent des commentaires ici) à venir voir les Finals Bulls-Jazz. On s'est marré récemment à se rappeller de ces moments où à genoux devant la télé à 5H du mat, on exultait en silence (pas évident) pour ne pas réveiller mes parents.
Passionné par la NBA donc, amateur du basket européen et français, il était bien temps de lâcher un instant la télé pour jouer sur les playgrounds du coin et aller voir l'équipe locale. Direction donc le palais des sports de Tours pour suivre le TBC en PRO B. L'année précédente, en 95, l'équipe de Strickland et Dioumassi avait atteint la finale de ProB (défaite 3-2 contre Besançon) et entendait bien rester dans le haut tableau l'année suivante en gardant Kevin Strickland et en signant le jeune intérieur US Geoff Lear. Direct on tombe sous le charme de ces 2 joueurs et surtout de Lear. Avec 3 potes on devient son fan club non officiel avec banderole s'il vous plait (n'y voir aucune allusion à une affaire récente). L'ambiance est géniale, la salle de 3000 places remplie à chaque fois ou presque. Malheureusement, comme beaucoup de clubs ayant brillé à la fin des 70's-début 80's, le TBC connait de graves problèmes financiers. L'équipe devient l'année d'après moins compétitive avec le départ pour le HTV de nos 2 "stars". Mais complètement accrocs, on ne lâche pas l'affaire et on passe même un nouveau cap en intégrant l'équipe de satisticiens du club. S'occuppant d'abord des espoirs, on devient ensuite les statisticiens officiels de l'équipe Pro lors de la saison 97-98. LE TBC et devenu NPO et entend retrouver son glorieux passé. Le président a été renversé, Dao coach de notre équipe double championne de France et de l'équipe de France, choisit avec Rebatet, le nouveau coach, les joueurs devant nous conduire à une remontée immédiate. On parle de coupe d'europe, de nouvelle salle, mais moins de 3 mois après, le club est à l'agonie financièrement. Le passif s'avère plus important que prévu et la nouvelle équipe dirigeante n'entend pas payer pour les autres. Le navire sombre malgré l'arrivée en cours de saison de Ron Anderson. A la fin de l'année, le club doit déposer le bilan, il repartira en Nationale 3. Depuis, le club s'est associé avec le voisin de Joué-les-Tours pour former le TJB qui vivote en Nationale 2. Pour ma part, j'ai lâché l'affaire après quelques matches de Nationale 3 en 98.
98 représente d'ailleurs une année charnière puisque c'est la dernière année de Jordan (avant son retour à Washington) et qu'après ça, ma vision du basket a vraiment changé. Plus que Jordan d'ailleurs, c'est la fin d'une génération (Drexler, Olajuwon, Barkley, Ewing,...) et j'ai eu du mal à retrouver le même enthuousiasme avec la nouvelle. Corrélation ou pas, je me suis en tout cas très fortement rapproché du basket européen. Les succès de la French Team de Pau ou de la Green Team villeurbanaise m'avaient laissé dans le coup, mais le basket "guerre de tranchée" instauré depuis la finale du CSP et qui avait aboutti à une finale 98 Virtus-AEK à dégoutter du basket, me freinait encore. Heureusement en 99 Kaunas fait souffler un vent de fraicheur sur l'Europe du Basket. Je plonge alors définitivement dans le basket européen d'autant qu'à ce moment-là, la Virtus Bologne du Roi Rigaudeau domine et que je découvre un nouveau phénomène, Manu Ginobili. Il devient aussitôt mon joueur préféré et l'est toujours actuellement.
Enfin l'arrivée de Parker me redonne l'envie de NBA. Beaucoup aime à critiquer TP, c'est un même devenu un sport national sur les forums français, mais il ne faut pas oublier l'impact qu'il a eu sur beaucoup d'entre nous, qu'on l'aime ou pas aujourd'hui. D'abord parce que ce type on en entendait parler sur les playgrounds alors qu'il n'avait que 15-16 ans. Personne ne l'avait vu jouer mais tout le monde en parlait. On lisait avec admiration ces cartons offensifs dans Basket Hebdo (ou BasketNews). Du coup, on était tous à l'affût de ces premiers pas NBA d'autant que son jeune âge posait beaucoup d'interrogations, mais surtout beaucoup d'admiration. Bref, moi, ça m'a complètement remis dedans et comme l'année d'après, Ginobili est venu le rejoindre, bah là évidemment, j'avais plus le choix.
Voilà mon parcours, peu de pratique (jamais en club, seulement entre amis et à très faible niveau), mais énormément de matches vus. Si le basket fut essentiellement pour moi NBA à mes débuts, je me suis ouvert totalement au basket Fiba depuis et l'Euroleague constitue d'ailleurs mon championnat préféré durant la trop longue saison nord-américaine. Mais à quelques heures du début des PO NBA, je peux vous dire que j'ai gardé la même envie même si je n'ai plus autant d'étoiles dans les yeux. Moins rêveur, plus lucide et donc plus critique, mais tout autant addict.







Badalone a remporté hier la finale de la coupe Uleb (la 2ème coupe d'europe après l'Euroleague) en étouffant son voisin catalan de Gérone 79-54. Réputé pour son style de jeu up-tempo, à l'instar des Suns en NBA ou de Vilnius en Euroleague, Badalone s'est, une fois n'est pas coutume, reposé sur sa défense et un excellent Jérôme Moïso pour remporter ce titre européen synonyme de qualification pour la prochaine Euroleague. D'ailleurs si les journalistes ont élu Rudy Fernandez MVP de ce Final 8, le jeune prodige espagnol a aussitôt rendu hommage à l'intérieur français en lui remettant son titre de meilleur joueur.

BADALONE: Demond MALLET 26pts (6/8 à 3pts) éval 26, Rudy FERNANDEZ 13pts 7rbs 2pd 3int 1ct éval 22, Lubos BARTON 8pts 8rbs 1pd 4int 1ct éval 19, Jérôme MOÏSO 10pts 7rbs 4ct éval 16.
GERONE: Ivan RADENOVIC 20pts (2/3 à 3pts) 2rbs 2int éval 21, Marc GASOL 9pts 10rbs 3pd 2int 1ct éval 16.
Sacré bonhomme que ce Rudy Fernandez. Blessé à l'épaule, il n'a pu déployé son habituel jeu d'attaque flamboyant mais a pesé sur le game en se donnant à fond de l'autre côté du terrain. En sortie de banc, son impact défensif a donné le ton à sa team qui a ensuite pu compter sur l'adresse diabolique du shooteur Demond Mallet et sur sa tour de contrôle française. L'ex plus grand potentiel de l'histoire du basket tricolore a t-il enfin trouvé sa place dans le monde de la grosse balle orange? Son niveau de jeu durant cette finale face à Marc Gasol, l'un des meilleurs intérieurs du vieux continent, semble le prouver.

Cette finale était aussi la preuve flagrante de la domination du basket ibérique en Europe. Si la composition du prochain Final 4 de l'Euroleague peut prêter à minorer, à première vue, la valeur de la Liga ACB (1 seul représentant, Vitoria), qu'on ne s'y trompe pas ce championnat est de loin le plus performant. Il ne faut ainsi pas oublier que les 4 équipes espagnoles engagées cette année en Euroleague ont toutes passé l'obstacle du 1er tour pour se retrouver parmi les 16 meilleures équipes. Certes la suite fut un peu plus décevante, avec les éliminations de Malaga et du Real lors du top 16 et du Barca en 1/4 de finale. Mais ces résultats, confortés par cette finale uleb 100% ibérique, nous montrent bien que si toutes les grandes équipes européennes ne se trouvent pas de l'autre côté des Pyrénées, c'est tout de même bien là-bas qu'on en trouve le plus. C'est bien cette densité impressionnante qui apparaît à travers ces résultats.
Au moment où beaucoup d'amoureux du basket français cherchent à relancer notre championnat, n'hésitons pas à utiliser la recette gagnante de notre voisin comme on a d'ailleurs commencé à le faire avec la semaine des As, petite soeur de la Copa del Rey. Car eux n'ont pas hésité il y a une vingtaine d'années à copier la place forte d'alors, le championnat italien. L'actuel président de l'Euroleague et ancien dirigeant de la Liga ACB, Jordi Bertomeu, ne s'en cache d'ailleurs pas: "Quand nous avons démarré la ligue espagnole, j'ai passé un mois en Italie juste pour comprendre comment la Lega fonctionnait dans le but de la copier. On peut toujours inventer quelque chose, mais tout ce qui est réellement important l'a déjà été, donc il n'y a plus rien à découvrir." Il y a un an et demi (novembre 06), BasketNews nous proposait une plongée au coeur du pays des champions du monde. Depuis l'ACB est toujours au top, les derniers résultats le prouvent, replongeons-nous dans ce dossier.
"Le calendrier doit recevoir l'approbation des clubs. La ligue a recours, depuis 2 ans, à un logiciel. Cet outil informatique permet de tenir compte des disponibilités des salles, des calendriers européens, de la nécessité de programmer un grand match par semaine pour la télévision et de ne pas multiplier les déplacements éprouvants pour les équipes.
Les réglements imposent un salaire minimum et des quotas. les clubs n'ont ainsi droit qu'à 2 extra-communautaires et doivent compter un minimum de 4 espagnols.
La ligues espagnole a également innové sur le plan des transferts, à l'instar des "restricted free agents" en NBA. A l'intersaison, tout joueur en fin de contrat peut considérer les offres des clubs, en choisir une, et le dernier employeur a une semaine pour s'aligner et conserver son joueur.
En 2006-07, le budget total des 18 équipes de la ligue s'élevait à 100 millions d'euros, soit une moyenne de 5.5 millions par clubs. Le salaire moyen d'un pro de l'ACB est de 300 000 euros par an. (...) Toutes les équipes doivent présenter un budget minimum de 3.3 millions d'euros et une salle d'une capacité minimale de 5 000 places. Tout comme l'Euroleague, la Liga voudrait faire passer ce minima à 7 000 places, (...) objectif réaliste puisque 6 500 spectateurs en moyenne assistaient (à la mi-saison 06-07) à chaque rencontre et que 11 des 18 enceintes peuvent déjà acceuillir 7 000 spectateurs ou plus.
TVE, chaîne publique diffuse l'affiche de chaque journée. La ligue a noué des accords avec 18 chaînes locales qui complètent l'offre télévisuelle. Ainsi, ce sont en moyenne 5, voire 6 des 9 matches de la journée qui sont retransmis sur le petit écran.
Traitant du basket national mais aussi mondial, ACB.com est devenu le site de basket le plus visité au monde hors-NBA. Sa réussite tient au fait qu'il constitue une véritable communauté grâce à ses forums et au jeu SuperManager, une "fantasy league" qui draine 70 000 participants. Cette stratégie permet de fidéliser ces utilisateurs.
Marketing: la ligue possède 4 gros sponsors exclusifs. Aucun de leurs concurrents ne peut s'afficher sur les maillots des clubs de l'ACB. Ces partenariats assurent d'importantes rentrées d'argent à la ligue. A tel point que celle-ci assure ne plus pouvoir progresser dans le domaine du marketing sportif classique. (..) La ligue entend explorer d'autres voies, aussi diverses que les nouvelles technologies, notamment la téléphonie mobile, le loto sportif ou de nouvelles formes de partenariat comme celle déjà développée avec des marques de lunettes ou de textiles."
En France le projet de superligue reprenait certaines lignes directrices opérant en Liga, je pense notamment à la capacité des salles. Mais ce projet a du plomb dans l'aile et notre championnat de basket continue de vivoter dans l'indifférence générale. Pourtant certains "artifices" peuvent permettre de l'exposer de façon plus importante. Le concept de fantasy league est ainsi à mon avis un moyen important pour faire venir, ou conserver, un public. J'ai moi même fait venir des amis au basket (certains n'y connaissaient vraiment rien) par ce biais, que ce soit grâce aux fantasy NBA ou d'Euroleague. Or pour l'instant, on doit se contenter du remarquable travail d'un simple amoureux de basket: http://www.lnbfantasy.fr/auth.php .Que la ligue réagisse enfin et nous propose sur son site (LNB.fr) cette fantasy qui aménera les amateurs de basket à se pencher plus sérieusement sur le championnat hexagonal. Ce n'est bien sûr qu'un "moyen" mineur au sein du grand chantier qu'il faudra construire pour mettre la LNB sur le devant de la scène. Car le boulot s'annonce vaste au regard de la situation actuelle. Mais bon, avec beaucoup de volonté et de compétence, les espagnols ont bien réussi alors pourquoi pas nous, i have this dream...

C'est reparti pour la sélection de 5 nouvelles équipes de rêve (5 majeur et 7 remplaçants) NBA. Après celles des Celtics, Hornets, Magic, Knicks et Nets, j'ai créé celles des Bucks, Bulls, Heat, Pacers et Hawks Pour rappel, ce classement n'est pas celui d'un expert pointu, donc il y aura sans doute des choix "suspects" ou des oublis choquants pour certains. Comme vous allez pouvoir le lire, je me fais aussi parfois plaisir avec des joueurs que je "surcôte" parce qu'ils m'ont fait kiffer jeune.

MON 5 majeur:
OSCAR ROBERTSON: le BIG O est bien sûr avant tout un Royal (Cincinnati), mais c'est chez les Bucks qu'il a concrétisé collectivement tout son potentiel en remportant le titre 71 avec Jabbar. Et puis comment ne pas sélectionné un tel mythe?
RAY ALLEN: Le choix du coeur car c'est un de mes joueurs préférés. Le shoot sans doute le plus pur de la ligue, des fondamentaux parfaits et en plus un clutch player redoutable. Les Bucks de 2001 avaient frôlé la finale NBA, mais Iverson et ses Sixers les avaient stoppé en 7 manches dans une finale de conf Est très indécise.
MARQUES JONHSON: il y a joué ses 7 premières saisons, tournant à environ 20pts 7.5rbs 3.5ass, de la fin des 70's au milieu des 80's. Les PO tous les ans (sauf en 78-79) dont une finale de conf en 84 contre les Celtics.
GLENN ROBINSON: Le 1er tour de la draft 94 aura peut-être été plus un joueur de stats qu'un leader efficace mais sa régularité et son attachement, ainsi que le parcours en 2001 en font un titulaire indiscutable pour moi. En tous cas quand je pensais Milwaukee (ce qui m'arrivait rarement) dans la 2ème moitié des 90's, je pensais aussitôt au Big Dog.
KAREEM ABDUL-JABBAR: 1er tour de la draft 69, il a directement fait des Bucks, franchise créée un an avant, un des favoris pour le titre (de 27V-55D à 56V-26D). Récompense qu'il remporta dès sa 2ème saison avec la venue de Robertson. Il mena les Bucks à une nouvelle finale en 74 mais chuta en 7 manches contre les Celtics.
Mes 7 remplaçants:
Sam Cassell - Sidney Moncrief - Michael Redd - Ricky Pierce - Jon McGlockin - Bob Dandridge - Terry Cummings

Mon 5 majeur:
JERRY SLOAN: 1er joueur choisi par la nouvelle franchise des Bulls en 66 dans l'expansion draft, il gagna du coup le surnom de "The Original Bull". Il ne quitta pas la franchise (il passa sa 1ère année en nba 65-66 à Baltimore) où il passa 10 saisons à défendre comme un mort de faim. Un vrai guerrier qui marqua tellement la franchise qu'il fut le 1er à voir son maillot orné le Chicago Stadium.
MICHAEL JORDAN: y a t-il vraiment besoin d'une explication?
SCOTTIE PIPPEN: le lieutenant de MJ. La chaînon manquant pour créer la dynastie Bulls. Un talent énorme au service du meilleur joueur de basket de l'histoire.
BOB LOVE: 7 saisons complètes aux Bulls (70 à 76) + 35 matches en 69 et 14 en 77. Sur ces 7 saisons, il tourna à la superbe moyenne de 22.5pts 7rbs. Avec lui l'équipe réussit ses premières saisons positives et atteignit 2 fois les finales de conf. Il est avec Sloan, Jordan et Pippen un des 4 seuls Bulls à avoir son maillot retiré.
ARTIS GILMORE: en arrivant des Kentucky Colonels en ABA, le pivot Gilmore a de suite tout écrasé sur son passage en NBA. En 6 grosses saisons aux Bulls (77-82), il tourna à 19.9pts 11.3rbs 2.5ass 2.1bl. Malheureusement ce fut une période un peu moins glorieuse que celle de Love.
Mes 7 remplaçants:
Norm Van Lier: le 1er grand meneur de l'histoire de Chicago. 7 fois meilleur passeur de la franchise en 7 saisons à Windy City. C'est aussi les 1ères belles années des Bulls (début 70's).
BJ Armstrong Là c'est un coup de coeur. Sportivement, il ne mérite pas sa place mais il fut un de mes 1ers joueurs préférés avec Jordan bien sûr, Starks et Horry. Une gueule d'ange mais un battant en défense et un magnifique shoot. Facile de s'identifier à ce genre de mec au look d'ado quand on est alors à cette période de la vie.
Reggie Theus: ses 5 premières saisons 1/2, il les passa à Chicago en alignant de grosses stats mais dans une équipe qui ne connut qu'une saison positive. L'ère Jordan allait suivre juste après son départ.
Toni Kukoc: Un des meilleurs joueurs européens de tous les temps. Probablement dans n'importe quel 5 NBA, il devint aux Bulls le 6ème homme absolu. Malmené par le duo MJ-Pip, il a tout de même apporté ce gros plus en venant du banc qui a largement contribué aux 3 titres d'après 1ère retraite de sa majesté.
Chet Walker: plus un Bulls ou plus un 76ers? Il passa 6 ans dans les 2 franchises mais connut ses meilleures stats à Chicago (20.6pts 6.1rbs 2.3ass) et les belles années de la 1ère moitié des 70's avec Van Lier, Sloan et Love.
Horace Grant: Du charisme, un look qui attire, une énergie débordante. Pas un joueur fabuleux mais une présence qui marque les esprits. 3 titres première version Bulls (91-93).
Dennis Rodman: lui c'est les 3 titres de la 2ème version (96-98). Comme Grant c'est son charisme, son aura qui marque les esprits, mais c'est aussi le défenseur absolu. Une science du rebond incomparable. Mais Dennis est avant tout un Piston (7 saisons contre 3 aux Bulls) et ne peut intégrer le 5 idéal de la franchise.

Mon 5 majeur:
TIM HARDAWAY: Avec Zo, il formait un des meilleurs one to punch de la ligue dans la 2ème moitié des 90's. Si ces propos homophobes ont logiquement terni son image, on oubliera pas que sur le terrain, Timmy était un putain de joueur même si je le préférais dans le run and gun des Warriors.
DWYANE WADE: l'arrière de Marquette a dès son année rookie régénéré une franchise en difficulté après la période Hardaway-Mourning. Aidé par le Shaq, il a même conduit sa team au titre suprême survolant la finale contre les Mavs.
Et aujourd'hui il est une des seules lueurs d'espoir (la seule?) pour tous les fans de Miami.
Glen RICE: il y a joué ses 6 premières saisons. Le 1er grand joueur, avec Seikaly, dans la courte histoire de la franchise. Certes comme pour ZO, je l'ai aussi sélectionné chez les Hornets, mais comment faire autrement?
GRANT LONG: J'ai hésité avec PJ Brown qui a des stats équivalentes mais j'ai privilégié la durée, 6 ans pour Long contre 4 pour Brown. Il a marqué les débuts de la franchise et contribué à mener l'équipe à ses premiers PO.
ALONZO MOURNING: pas de doute possible pour moi. Ces 10 saisons et 1/2 à Miami parle pour lui. Avec Hardaway, il a formé un des meilleurs duo de la NBA et a transformé le Heat en prétendant au titre. Si c'est l'arrivée du Shaq qui a finalement permis d'atteindre le graal, ZO n'en demeure pas moins l'image de la franchise avec qui il a probablement terminé sa carrière cette année sur blessure.
Mes 7 remplaçants:
Voshon Lenard: j'ai toujours adoré les shooteurs et Lenard, qui gagna un concours à 3pts au ASG, en était un excellent.
Eddie Jones: Choix du coeur car j'étais fan de lui à ses débuts chez les Lakers. Et vu l'histoire de la franchise californienne, je ne pourrais le sélectionner là-bas, donc je l'installe ici. Pourtant le pauvre Jones n'a connu qu'une période de vaches maigres à Miami, coincé entre les belles périodes Hardaway-Mourning et Wade-O'Neal. Mais bon sur un point de vue individuel, on ne peut pas reprocher grand chose à ces 5 saisons floridiennes.
Dan Majerle: Le lien indispensable qui faisait du Heat de la 2ème moitié des 90's une équipe sacrément coriace à battre. Un des joueurs que je détestais le plus. Mais bon je détestais aussi Mourning et Hardaway, rivalité avec Knicks oblige mais pas seulement. Pour moi ces types étaient vraiment des sales cons sur les parquets. Hardaway prouva plus tard qu'il en était aussi un dans la vie.
Steve Smith: plus un Hawk mais c'est à Miami qu'il a commencé et avec Rice il formait au début des 90's un des duos les plus prometteurs de la ligue.
PJ Brown: Décidemment l'histoire des Hornets et du Heat est vraiment liée, PJ en est encore un exemple. Après des débuts prometteurs chez les Nets, il apporta sa défense dans la raquette floridienne, et fut en quelque sorte le pendant de Majerle à l'intérieur.
Ronny Seikaly: le 1er bon pivot d'une équipe qui en peu de temps peut se targuer d'avoir vu passer de très bons spécimens. Il représente l'image des débuts de la franchise avec qui il a joué 6 ans, de la création en 88 à 94.
Shaquille O'Neal: s'il n'est pas resté longtemps, Shaq aura pleinement rempli son pari en contribuant largement au 1er titre du Heat.

Mon 5 majeur:
JOHNNY DAVIS: 4 saisons aux Pacers de 78 à 82. Peinant à décoller en NBA depuis son arrivée d'ABA en 76, la franchise peut compter sur Davis pour enfin obtenir un bilan positif et jouer ses premiers PO en 81. D'un point de vue individuel, il tourna durant ces 4 ans à 16.4pts 2.4rbs 5.4ass, finissant 3 fois meilleur passeur de l'équipe.
VERN FLEMING: 12 saisons dans la ligue dont les 11 premières à Indianapolis (84-95). Probablement l'image de la franchise avant Reggie "Killer" Miller. A son arrivée, Indianapolis qui n'a goûté qu'une seule fois aux PO traine en bas de classement avec moins d'une trentaine de victoires. Quand il quitte la franchise pour une dernière année aux Nets, les Pacers sont devenus des habitués des PO, atteignant même 2 fois les finales de l'Est. D'un point de vue individuel, il signe 11.5pts 3.5rbs 5ass et termine 6 fois meilleur passeur de sa team.
REGGIE MILLER: Monsieur Pacer. 18 saisons dans l'Indiana, 12 fois meilleurs marqueur de l'équipe, 5 finales de Conf Est, une finale NBA. Un des plus grands shooteurs de l'histoire de la ligue. Le clutch player par excellence. Avec lui plus c'est tendu, plus c'est facile. Et comme Jordan, son terrain favori fut le Madison Square Garden, où il s'amusa à fermer la gueule de Spike Lee (et la mienne aussi). Plus que de longs discours, une petite vidéo pour rappeller que les 2 dernières minutes d'un match serré étaient le plus souvent appelées Miller Time:
DALE DAVIS: 9 saisons dans l'Indiana de 91 à 00 (+ un retour anecdotique de 25 matches en 05), les plus belles dans l'histoire de la franchise. Guerrier des raquettes, il finit 7 fois meilleur rebondeur des Pacers. Un dur au mal chargé du sale boulot.
RICK SMITS: Comme Miller il passa toute sa carrière dans l'Indiana (89-00). Et comme Miller et Davis, il fut des plus belles batailles de l'histoire de la franchise (1 finale NBA et 4 finales de conf). Doué offensivement, le Dunkin Dutchman était le point de fixation majeur du jeu des Pacers. Un peu "caché" par le talent des big men de l'époque (Olajuwon, Ewing, Robinson, Shaq, Mourning, ...), Smits, malgré des blessures à répétition sur la 2ème partie de sa carrière, fut un des meilleurs pivots offensifs de la ligue.
Mes 7 remplaçants:
Mark Jackson: Plus un Knick ou plus un Pacer? Dans l'absolu difficile à dire. Mais pour moi pas de doute, quand je pense à lui, son jersey est bien jaune et noir. D'ailleurs la preuve, c'est qu'en tant que fan des Kincks, je ne le supportais pas (comme aucun des Pacers des 90's d'ailleurs).
Billy Knight: Meilleur marqueur de l'équipe pour sa dernière saison en ABA, il le fut aussi 2 fois en NBA. Leader offensif des Pacers en 81, il contribua fortement à la 1ère qualif du club en PO en NBA.
Chuck Person: 6 saisons (86-92) où il finit 3 fois meilleur scoreur et 2 fois meilleur rebondeur de sa team. Sous sa houlette, et bien relayé par Reggie Miller et Rick Smits à partir du début des 90's, Po et Pacers devinrent synonymes.
Detlef Schrempf: Certes plus un Sonic, mais l'allemand polyvalent réussit 4 saisons 1/2 de grandes qualités au début des 90's (89 à 93).
Jalen Rose: Une carrière bien en-deça de son potentiel, mais pourtant quel talent et quelle classe. D'abord dans l'ombre, il démontra son potentiel durant les PO 2000 et notamment en finale contre les Lakers. Malheureusement, il ne confirma qu'une saison ensuite avant de finir en globe trotter de plus en plus anonyme. Quel gâchis!
Herb Williams: 7 saisons 1/2 dans l'Indiana (81-89) où il fut une fois meilleur marqueur et 2 fois meilleur rebondeur. D'un point de vue collectif par contre le bilan est maigre, aucune saison en positif et une seule qualif pour la post-season.
Jermaine O'Neal: J'ai hésité à l'inclure dans le 5. Du point de vue du talent, il mérite de prendre la place de Dale Davis (5 fois meilleur marqueur et rebondeur). Mais dans le même temps, le bilan des Pacers 00's est bien moins reluisant que celui des Pacers 90's version Davis. Je sanctionne donc son bilan car les Pacers avaient les cartes en main, comme les Pistons pour établir une hégémonie sur leur conférence (surtout vu le niveau de celle-ci dans les 00's). Or contrairement à ces derniers, l'équipe n'a atteint qu'une fois la finale de Conf et a même raté les PO l'année dernière (une première depuis 97 et avant il faut remonter à 89). S'il n'est pas le seul responsable de ce fiasco (clé: les conséquences de la bagarre à Detroit), il m'a déçu en échouant à sublimer cette team et en plus ne cesse de squatter le banc à la suite de blessures récurrentes.

Mon 5 majeur:
LENNY WILKENS: 5 fois meilleur passeur de l'équipe sur ces 8 saisons chez les Hawks (60-68). Il connut la fin de "l'ère" Bob Pettit et la finale NBA dès son année rookie (62). Après la retraite de celui-ci, il prit de plus en plus ses responsabilités offensives même si ce fut chez les Sonics qu'il connut ses meilleurs stats. Entraîneur, il revint faire les beaux jours de la franchise de 93 à 00 en dirigeant les Blaylock, Smith ou Mutombo.
LOU HUDSON: 5 fois meilleur scoreur lors de ses 11 saisons à St Louis puis Atlanta (66-77). Il connut les PO à chaque fois avant de voir le bilan de sa team sombrer au milieu des 70's alors qu'un autre énorme scoreur venait de le rejoindre, Pete Maravich (que j'intégrerai dans l'équipe du Jazz)
DOMINIQUE WILKINS: The Human Highlight Film restera à jamais dans nos mémoires comme l'un des plus grands dunkeurs de l'histoire (le meilleur?), mais ce serait une injustice de ne le cantonner à ce statut. 9 fois meilleur scoreur d'Atanta lors de ses 11 saisons 1/2 en Géorgie, il fut le leader incontestable d'une équipe qu'il mena 3 fois de suite à des demi-finales de conf (86 à 88). Malheureusement Celtics et Pistons étaient alors trop forts. Pour le plaisir on va quand même se taper un Top 10 de ses meilleurs actions:
BOB PETTIT: L'image de la franchise. Sans doute le 1er véritable ailier fort de l'histoire de la ligue, il mena ses Hawks (de St Louis à l'époque) à 4 finales NBA et parvint une fois à prendre le titre aux imbattables Celtics (1958). Sur ses 11 saisons aux Hawks (54-64), il termina 10 fois meilleur scoreur et rebondeur de sa team.
KEVIN WILLIS: Avec Do et Doc Rivers, il était le 3ème larron du Big 3 d'Atlanta durant les 80's. Défenseur hors pair, il ne faut pas oublier qu'il scorait également à l'époque et termina d'ailleurs meilleur marqueur de l'équipe en 94 (19.1pts), alors que Wilkins avait rejoint les Clippers. Mais la force première de Fresh était bien son envergure et sa force physique qui s'exprimait principalement au rebond (15.5rbs en 92). Sur ces 9 saisons géorgiennes, il fut d'ailleurs 6 fois top rebondeur d'Atlanta.
Mes 7 remplaçants:
Mookie Blaylock: 7 saisons (92-99), 7 fois meilleur passeur de l'équipe, il connut toujours les PO mais ne parvint jamais à franchir le cap des 1/2 finales de conf.
Doc Rivers: Meneur de la géniale équipe de la 2ème moitié des 80's. Avec Wilkins et Willis, il formait un sacré trio.
Cliff Hagan: en finale NBA dès son année rookie, il fut le plus nécessaire pour permettre à Pettit d'enfin passer l'obstacle Celtics en finale 58.
John Drew: 8 saisons (74-82) et 8 titres de meilleur scoreur des Hawks + 3 titres de meilleur rebondeur. Autant dire que JE était l'homme à tout faire. Malheureusement, d'un point de vue collectif, les résultats dans la 2ème moitié des 70's étaient loin de ceux des 60's et il dut attendre l'arrivée de Hubbie Brown à la tête de l'équipe pour retrouver le chemin des PO.
Steve Smith: Leader offensif d'une équipe qui faisait chaque année les PO. Pas le plus talentueux joueur de la liste, mais il symbolise pour moi, comme Blaylock (Mutombo est plus un Nugget je trouve), le Hawk des 90's.
Clyde Lovellette: Champion avec les Minneapolis Lakers, il formait un tandem de choc avec la légende Mikan. A St Louis par contre l'association avec Pettit ne permit pas d'ccéder au titre, la faute aux celtics victorieux en finale par 2 fois (1960-61).
Zelmo Beaty: Big Z passa 6 ans à St Louis (62-69) avant de connaitre la 1ère année de la franchise à Atlanta. Trois fois meilleur scoreur et 2 fois meilleur rebondeur de l'équipe, il ne manqua jamais les PO.






